LIVRE XLV
bataillons, oous vous répondons que Bordeaux fléchira. » Il n'en fallait pas taot pour réduire une population que les horreurs de la Taim avaient pour un moment réunie dans une pensée commune de soumission. Sur un nouTel appel des représentants, les vingt-huit sections s'assemblent et désignent chacune deux commissaires destinés à former une oiunicipaîité provisoire ; le 19 septembre, les élus accompagnés d'une force imposante se rident à l'hôtel de ville, où le conseil général remet sans combat ses pouvoirs entre leurs mains.
Une députation court aussitôt à Paris annoncer que Bordeaux 's'est rendu. Elle apportait, avec la nouvelle de l'exécution du décret du 6 août, une proclamation du nouveau maire, l'horloger Bertrand, homme avide et cruel, dont ses complices devaient eux-mêmes faire justice quelques mois plus tard.
La victoire était complète et les jacobins ne cachèrent pas leur satisfaction. A la Convention, le président Cambon adresse aux délégués de Bordeaux ces paroles expressives : « Les principes ont enfin triomphé dans votre ville'. » A la Société des Jacobins, Desfieux, ancien marchand de vin à Bordeaux, annonce qu'il s'est entendu avec le Comité de salut public pour dénoncer par écrit les scélérats dont il est nécessaire de purger la .ville*. LaCk>mmunede Paris délègue deux de sesmembres, Vjolard et Dunouy, et les charge de remettre à ses frères de la Gironde, avec une médaille du 10 août.
t. .Vimiteur du S9 septembre 1793 .