Jfom'leur du & octobre
n,gti7cdT:G00glc
sus HISTOIRE DE LA THRREUR.
l'une des écharpes portées dans les jours de cette glorieuse révolulion ' .
GependaDt le souvenir des diflicullés de leur première mission pesait toujours sur l'esprit des représentants, et ils ne se pressaient pas de quitter La Réole. Leur défiance était même si grande que, le 9 octobre, Tallien écrivait à Pache u que la nouvelle municipalité contenait à peine douze patriotes énergiques sur cinquante-six membres, et que les hommes qui criaient aujourd'hui : Vive ta Montagne ! étaient- les mêmes qui avaient voulu assassiner Baudot et Ysabeau, parce qu'ils étaient montagnards ». Il ajoutait -: « Nous savons que nous sommes désirés à Bordeaux par les vrais sansculottes; mais nous savons aussi que les aristocrales veulent nous y attirer pour nous harceler sans cesse d'affaires minutieuses et nous empêcher de nous occuper de l'objet le plus important de notre mission. Nous n'y entrerons qu'avec une force qui puisse imposer aux malveillants. » Il est aisé de voir ce que redoutait surtout cet intrépide jacobin ; il craignait que quelque généreux vengeur ne se levât dans Bordeaux, à l'exemple de Charlotte Corday, pour punir en sa personne les proscripteurs du 31 mai et du 2 juin.
Le Comité de salut public s'émut à la fin de tant de faiblesse, et Billaud-Varennes envoya l'ordre formeld'occuper immédiatement Bordeaux*. Il fallait obéir, et ces prudents vainqueurs se mirent en route. Brune menait
, Moniteur du 30 Mptembre 1193.
. La lettre du Comité de salut public, coodiniDatioii énergique
n,gti7cdT:G00glc