jrontleur du 9 septembre
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pères, mères, épouses et eoraots des citoyeas qui otar^ chent sur Lyon'. »
CouthoQ q' exagérait rien. La prédication du redoutable paralytique avait suscité la croisade révolutionnaire : chaque vallée, chaque moutagne fournissait son contingent pour la guerre sociale. 11 vint jusqu'à des pdtres armés de piques et munis de sacs pour emporter le butin qu'on leur avait promis.
Ces hordes sauvages dont l'ensemble, au dire de Dubois-Crancé, ne valait pas six liards, permettaient du moins de disposer en toute liberté des troupes régulières. L'heure des engagements décisifs avait sonné. Le 21 septembre, le iaubourg de Vaise est pris ; une attaque générale est organisée pour le 29, et le soir même Dubois-Crancé écrit à la Convention : « Nous sommes aui Brotteaux, à Perrache, à Sainte-Foy. L'horizon est en ce moment chargé de flammes et de fumée. Tous les Brotteaux sont incendiés ; Perrache commence à brûler; il fait grand vent. Vive la République*! »
A ce moment, Couthon entre en scène, et ses premiers mots sont des paroles de surprise et de blâme. Il voulait qu'on donnât l'assaut le lendemain de son arrivée, et consentit à grand'peine à accorder deux jours de délai pour emporter les hauteurs de Fourvières. « La lactique, disait-il, est l'opium des insurrections populaires, et la vive force est le seul moyen