‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 2)Chapitre 95 sur 165 · LIVRE XLVl · texte numérisé non relu

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au général ea dieT, parce que c'était un ci-devant et un traître.

Il était impossible de fermer les yeux pluï: longtemps, et WestermauD donna Tordre de le conduire devant l'accusateur public à Niort. Bossignol s'adressa alors à Biron, pour réclamer sa mise en liberté. Le général n'avait rien fait pour venger une injure personnelle ; il ne voulut pas davantage arrêter le cours de la justice. La Commission de Tours n'eut pas les mêmes scrupules. A la première nouvelle de l'arrestation, Choudieu, Richard, Ruelle et Tallien se réunissent et ordonnent de surseoir à toute poursuite et même à toute instruction jusqu'à décision contraire de la Convention. Cette dernière n'y mit pas plus de formes. Rossignol était un patriote connu, un vérltaUe républicain. Pourquoi aurait-on exigé des témoignages et des preuves? Son chef, au contraire, élait un ex-noble, un ex-conspirateur, comme disait Tburiot; il allait examiner sa conduite incivique. Dans la séance du 10 juillet, la Conventioa décrète cpie Rossignol sera rétabli dans %6 fonctions et renvoie l'examen de l'affaire au Comité de sa!ut public. Bouchotte ajoute, le 11, en envoyant le décret à Biron ; a Cette justice rendue à un patriote pur jette un grand blâme sur la conduite qui a été tenue en cette occasion, n

Cependant le Comité de salut public était fort embarrassé ponr prendre une mesure de rigueur contre un général auquel il prodiguait, quelques jours auparavant, les plus grands éloges. Jean-Bon-Saint-Ândré se ât, k la séance du 11 juillet, l'interprète de ces hésitations : « 11 n'y a pas, disait-il, d'accusation positive contre

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Biron ; mais on loi reproche de n'avoir pas développé toute l'activité nécessaire.. . Gaspario, pendant sa mission, a appris que ses fréquentes incommodités le rendaient peu propreaux fonctions importantes doDton l'a chargé... Puisque Biron reconnaît lui-même son insuffisance, le Comité propose de décréter son rappel et son remplacement immédiat*, u

RoDsin et Parein se chargèrent de Tournir les griers dont on avait besoin. Depuis qu'ils avaient eu connaissance des plaintes portées contre leurs honteuses dilapidations, ils brûlaient du désir de se débarrasser d'an surveillant si incommode et ne négligeaient aucune occasioQ de le perdre. Pendant que l'un accusait Biron de ne rien faire h Niort, l'autre lui reprochait sa prince à Angers. Le premier voulait qu'on le desUtuât sans retard, dans la crainte de le voir suivre l'exemple de Dumouriez et de Wimpfen ; le second ajoutait qu'il fallait en outre lelîvrer au glaive de la loi. Ils ne s'entenctaioii que sur un point, l'inutilité des attaques partielles, et reprochaient au général, qui avait tenté tout le contraire, d'avoir voulu détruire en détail une armée assez forte pour exterminer les brigands en huit jours.

Biron avait les mains pleinesde preuves pour sa jus-

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