‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 2)Chapitre 96 sur 165 · La rappel fat prononcé dans les tannes auivaDta · texte numérisé non relu

La rappel fat prononcé dans les tannes auivaDta

« La CoaTontioD natioa^e, après avoir entendu son Cooùté de talut public, décrète :

c Le ministre de la gaerre rappellera Biron, général en cheT d« l'armée des côtes de La Rochelle, et proposera, dans le jour, i la Cmveation nationale, le général qui devra le remplacer.

t Le général Biron se rendra sur-le-champ ï Paris, pour rendre compte de sa conduite au Conseil exécutir.

LIVBB XLVI. S»

tificaticm et quitta Niort sans inquiétude. Mais, en arrivant à Paris, il retrouva Custiae, et le veut de po^ulîoQ qui souSlait sur les généraux les emporta tous les deux'. BiroD, toutefois, attendit longiemps sou jugemeDl. Pendant cinq mois, le Comité de salutpublJc resta sourd h ses demandes d'explication, et ne consentit à l'Hilendre que te jour oii les arrêts d'accusation étaient devenus des arrêts de mort. Celte longue détention n'avait rieD révélé et, devant le Tribunal révolutionnaire, Choudîeuetsoa cdl^^e Richard, de la commission de Tours, renouvelèrent leurs étemels reproches d'inertie dans la conduite des opérations, de résistanceà l'autorité des délégués de la Convention et de persécution des patriotes. La décision ne pouvait être douteuse, et Biron entendit, avec la fermeté d'un homme habitué à exposer sa vie et l'insouciance du plus brillant courtisan de l'aDcienoe cour, le

1 . On lui accorda d'abord un répit, ainsi que le coutate la dàlibératioD suivante :

■ CONSEIL BXÉCDItP FBOVISOIMB.

■ Séancf dvVijuiltel 4193.

t Le général BiroQ s'ost présenté au Conseil, pour rendre cwnpte de sacooduile, etaderaandé un délai de quelques jours, pour se préparer. Le Conseil le lui a accordé.

( DErOBGUBS, DsSTODBnELLBS, J. BoiKHOTTB, DiLIABADB. D

Hais Biron fut arrêté quelques jours plus lard, en vertu d'un arrêté prb le 18 juillet 1793 par le Comité de salut public, qui chargeait le ministre de la guerre et le maire de Paris de se concerter, pour oieUre sur-le-champ en état d'arresUtion dans une maison de sûreté les généraux destitués et suspeidus, soit par décret, soit par arrêté des représentants du peuple près des armées, soit par arrêté du conseil provisoire ou par le minisb« de la guerre.

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jugement qui le condamnait à dkhI. Le lendemaÎD, derncM' jour de l'année 17Ôâ, ea tête tombait sur la place Louis XV. Il n'avait que quarante-six ans. - Biron avait cherché, comme Custine, à régler te mouvement révolutionaire et échoua, comme lui, dans ses «(Torts pour conserver l'Indépendance nécessaire h un commandant d'armée. Tous les deux tombèrent victimes de leur amour pour la discipline, el leur condamnation est 'également inique. Celle de Biron ofTre cependant un sujet de méditation de plus. En se ralliant à la République, Custine s'était abrité sous les plis du drapeau national pour combatlre l'ennemi du dehors et défendre le sol sacré de la patrie. Biron avait fait en avant un pas plus décisif et accepté, à l'intérienr, un rôle incompatible avec l'illustration de son origine et les passions de la démagogie. Quand il reconnut sa faute, il ne lui restait plus qu'à tourner la difficulté en grand seigneur, en offrant sa vie pour empêcher l'extermination de la Vendée. Mais il était trop tard, el sa insistance ne Gt ■que précipiter sa chute. Dans tous les temps, la révolution, comme Saturne, a dévoré ses adeptes et sacrilié, le lendemain de la victoire, ceux dont la complicité avait assuré son triomphe, mais dont la conscience désapprouvait ses excès '.

*. Mous avons retrouvé un grand nombre de lettres el de doeoments relatif à l'armée de la Vendée. Nous les donnons m pièca justiGcatîves.

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