‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 3)Chapitre 125 sur 205 · LIVRE XXXVIII. SS · texte numérisé non relu

LIVRE XXXVIII. SS

UD commandaDt général de la force année de Paris, le plus ancien commandant de section en remplira les fonctions.

a Art. 7. Les assemblées générales des sections seront levées tous les soirs à dix heures , et il en sera fait mention sur le procès-verbal de la séance. Les présidents des sections seront personnellement responsables de l'exécution du présent article.

« Art. 8. Aucun individu étranger à la section ne sera admis à prendre part à ses délibérations.

« Art. 9. Dans le cas oii les différentes sections auraient des communications à se faire, leurs commissaires respectifs ne seront admis qu'après avoir justifié des pouvoirs qui leur auront été donnés par l'assemblée générale de leur section.

u Art. 10. La Convention nationale charge sa commission extraordinaire des Douze de lui présenter incessamment les grandes mesures qui doivent assurer la liberté et la tranquillité publique.

« Art. 11. Le présent décret sera envoyé sur-lechamp aux quarante-huit sections de Paris pour y être tout de suite solennellement proclamé. »

La Montagneavait accueilli par de violents murmures chacune des phrases du rapport de Viger, chacun des articles de son projet de loi; elle réclame à grands cris l'ordre du jour. La Gironde et la droite demandent à aller aux voix immédiatement.

Il Je ne connais, crie de nouveau Marat, qu'une seule conspiration, c'est celle qui se trame chez Valazé.

« — J'en connais une autre plus véritable, lui répond

u,a,iz...,ïGoo^Ic

a«0 HISTOIRE DE LA TEBRECTR.

Lehardy (du Moii>ihan) , c'est celle des hommesde proie. » Mais Fonfrède s'élance à la tribune et élève la discussion à toute la hauteur de son noble caractère.

« Où en sommes-nous, ckoyeDs? avons-nous perdu la mémoire? N'avez-vous pas décrété hier et aujourd'hui que les trois sections * qui ont les premières éclairé les bords de l'abtme ont bien mérité de la patrie? Le maire de Paris, comme le ministre de l'intérieur, ont reconnu l'existeDce des complots. Les présidents de section ont déposé au comité des Douze leur déclaration écrite, et ont demandé à être entendus comme témoins dans l'instruction de la procédure, et l'on ne veut pas qu'alarmés de tant de périls, vous veilliez enQn avec les citoyens de Paris à votre sûreté! Ah ! ceux qui témoignent cette scandaleuse résistance ne craignent-ils pas d'avoir à se préswiler devant la France ludignée , tout couverts du sang de leurs collègues? On dit que nous calomnions Paria; mais n'est-ce pas des citoyens de Paris que nous demandons k être entourés? Est-ce les calomnier que de déclarer que l'on a confiance en eux ? Sauvez Paris, sauvez la République; la patrie alarmée TOUS en conjure par ma voix. Voyez nos départements : ils sont debout; ils sont armés pour la République, ils sont armés pour la Représentation nationale;. Si les viugt^eux députés menacés étaient atteints du fer des assassins, je le déclare du haut de cette tribune, je proclamerais à l'instant une scission funeste, abhorrée

t. Les geclions de 179i et de la Butte des Moulins avaient adh^ à l'adresse présentée par la section de la Fraternité.

mzedfïGoOgle

Page 1