LIVRE XXXIII
nant te nom sacré de la patrie qu'ils aspirent en secret à redevenir un jour vos maîtres.
a Yoyez Égalité Gis ! il fut comblé âes faveurs de la République; il était né du sang de vos tyrans, et malgré cette tâche d'infamie, il commandait vos armées. Ëh bien ! il conspire, il fuit, il passe à l'ennemi. Rendons-en grâce au géaie qui veille sur la République , il nous éclaire enfin et nous trace nos devoirs.
« Tandis qu'on conspirait au Nord, que va faire cet autre Égalité au Midi, dans l'arméedu Var? Esi-ce dans les mains d'un nouveau général un nouvel instrument d'ambition?
i( Les traîtres qui servaient celte famille à laquelle nous avions livré, par je ne sais quel aveuglement, nos flottes et nos armées, ont conduit dos collègues à Maëstricbt; ils sont au pouvoir des rois nos ennemis.
« Citoyens, les princes, au moins pour les forfaits,' sont tous parents; conservons donc tous ces Bourbons en otages. Et si les tyrans qu'est allé rejoindre Égalité, auxquels il a livré nos collègues, osent, au mépris du droit des gens, porter sur les représentants du peuple français un fer assassin, que tous ces Bourbons soient traînés au supplice; que leurs têtes roulent au pied de l'échafaud; qu'ils disparaissent de la vie comme la royauté a disparu de la République, et que la terre de la liberté n'ait plus à supporter leur exécrable existence. »
De tous les côtés on crie : « Aux voix! » La proposition est décrétée d'enthousiasme. L'exemple est donné, plusieurs députés tiennent à se signaler par des motions nouvelles.
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ëi HISTOIRE DE LA. TERREUK.
Maribon - MONTAUT. — « Si le décret, que vous avez rendu pi'écédeoi oient contre le général Egalité, ne peut plus avoir son effet, puisqu'il est en Tuite, il peut recevoir son exécution dans la personne du jeune Égalité, employé à l'armée du Var. On pourrait faire de ce jeune homme un nouvel instrument de conspiration ; je demande qu'il soit amené à Paris, pour y être gardé
Lacroix. — « Je demande que les femmes et les enfants soient compris dans ce décret, »
Delaunat, — « Je demande que les prisonniers ne restent pas à Paris. »
Lasoorce. — « Mais il faut avant tout décréter que les Bourbons qui sont au Temple y resteront. Ces otages ont assuré vos têtes. Si les malveillants n'avaient pas craint de voir tomber celles-là, ils auraient déjà attaqué les vôtres. Je demande que le Comité de salut public soit chargé d'indiquer le lieu où seront conduits les autres Bourbons, n
DupRAT. — « Rappelez-vous, lorsqu'il y a trois mois il s'est agi d'expulser les Bourbons, des citoyens se sont répandus dans les sections et y ont fomenté des troubles pour nous empêcher de rendre le décret. Après son adoption, les tribunes nous violentèrent pour le rapporter '. Je demande que Paris et Marseille, qui se sont montrés également patriotes, partagent la garde de ces otages précieux. Égalité a beaucoup d'amis à Paris; il
i. Voir t. V, p. 20â et suivantes, le récit des scènes auxquelles donnèrent lieu les premières motions girondines pour l'expulsion des
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