LIVRE XXX
ma ni restèrent furent essonliellenient démocratiques *. Les premiers chefs qu'ils se donnèrent furent pris dans leurs rangs. C'était le voilurier Cathelineaii, le garde-chasse Stolllet, le perruquier Gaston'. Les Bonchamp, les la Rochejaquelin, les Lescure, les d'Elbée, n'apparurent que lorsque le mouvement se fut géoûralisé. S'ils hésitèrent d'abord a courir aux armes, c'est que, jugeaot avec leur froide raison et leur expérience militaire le mouvement qui éclatait, ils l'avaient considéré comme dénué de toute chance de succès. Mais, une fois engagés dans la lutte, ils ne faiblirent pas, et presque tous payèrent de leur vie leur dévouement chevaleresque à la cause vendéenne.
t. Dans une proclamation datée de Remouillé en date du 19 mars 1793, citée par M. Louis Blanc lul-mi^me, on lit ce qui suit :
■ Pendant les six premiers joars que nous avons été assemblée, quoique nous ayons été au nombre de plus de vingt mille, il n'y avait pas un seul individu qui ne Tilt un paysan. Il est unique qu'il ne s'y soit point trouvé un seul bourgeois, un seul noble. C'est une permission de Dieu qui nous a ainsi réunis. »
t. Gaston ne commjoda qu'un mois la petite armée qui s'élait groupée autour de lui. 11 périt, le \'i avril 4793, au combat de Cballans. Par une bizarrerie qu'il est diUicile d'expliquer, le nom de Gaston, qui n'eut aucun retentisse m eut dans les provinces insur^cos à raison de sa mort prématurée, s'empara au loin de la it-nommée due aux autres chefs vendéens, la France et, on peut le dire, l'Europe, ne parlèrent longtemps que des soldats de Qaslon. Nous trouvons la preuve de notre as>erlion, non-seulement dans les mémoires de M™ delaRocbejacquelin, mais dans les lettres inédites d que nous donnons à la Gn de co volume.
DictizedbyGoOJ^IC
Les premières nouvelles tle l'insurre'Jtion arrivcDt à la Gonvenlion le 18 mars; mais elles sout encore ce jour-ià vagues el confuses.
Le même courrier apporte une lettre de Léonard Bourdon annouçant qu'i! vient d'(ître vic'ime a Orléans d'un affreux guet-apens*.
Le soir môme, Baière monte à la tribune, armé d'un volumineux rapport et d'une série de décrets qui. suivant lui, doivent, réunir tous les intôrèls comme toules les sympathies autour de la Convention. Dansson exorde, il rattache le prétendu meurtre de Léonard Bourdon à un immense complot qui s'étend sur toule la France et dont les ti'oubles des départements de l'Ouest ne sont que l'explosion partielle.
Il On veut, s'écrie-t-i[, assassiner la République et l'on commence par assassiner les députés patriotes. La contre-révolution marche, et nous ne marchons qu'après elle.
« Nous ne délibérons qu'après les événements ; il nous appartient de les prévoir et de les prévenir. Vous ne devez plus discuter, vous devez agir, vous devez
1, Nous consacrons à la un de ce volume une note spéciale au prétendu assasainat de I^onard Bourdon^ La dénonciation raensong&re de ce conventionnel coâla la vie à neuf honorables pères de bmille de la ville d'Orléaaa.