‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 4)Chapitre 12 sur 200 · LIVRE XXVI · texte numérisé non relu

LIVRE XXVI

il avait été censure par le Cooseil général de la Commune *. Le 2 révrier, il donoa sa démission, motivée sur le mauvais état de sa santé. Les sections furent convoquées pour le 11, afin de lui choisir un successeur. Les Jacobins jugèrent que celui qui avait été un détestable ministre de la guerre ferait un excellent maire de Paris; ils proposèrent Pache aux suffrages des électeurs.

Aucun concurrent sérieux ne s'avisa de braver les anathèines que les frères et amis étaient prêts à lancer contre l'audacieux qui aurait essayé de contrecarrer leurs projets. Pache fut élu par 11,881 voix, c'est-àdire par le quinzième à peu près des électeurs ayant droit de voter.

Le résultat du scrutin fut proclamé le Ifi, à neuf heures du soir. Une heure après, Pache se présentait au Conseil général de la Commune et se faisait instaJIer au fauteuil de la présidence.

Les Jacobins étaient vengés, leur protégé était remis sur un nouveau piédestal d'où il pouvait contempler avec dédain l'abaissemeut dé&oittf et sans retour de son ancien protecteur Roland.

Le Comité de sûreté générale nommé sous l'influence de la Montagne s'était tout de suite mis à l'œuvre, et n'avait pas lardé h manifester les tendances dont ses membres étaient animés.

i. Voir t. V, p. 373.

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La CoDveDtiOD avait, sur la demaacle de Bréard, chargé son Comité de législattoo de trouver le moyen de concilier le renouvellement des fameuses visites domiciliaires avec le respect dû à la propriété et à la sûreté individuelle. La lâche était, il parait, trop dilBcile, et le Comité de législatlou avait fépoadu par une prétention habile à la mission qu'on lui avait confiée; mais Basire et ses amis, remis triomphalement en posse^îon du pouvoir discrétionnaire qu'ils avaient si longtemps exercé, n'étaient pas hommes à s'embarrasser pour si peu.

Cinq jours après leur installation , le dimanche 27 janvier, ils ordonnent une battue générale dans les dépendances du Patais-RoyaL alors appelé le palais de la Révolution, et requièrent le commandant de la force armée, Santerre, de faire investir immédiatement toute l'enceinte, « pour protéger cette opération importante de salut public. »

Cette expédition dure de huit heures du soir à quatre heur% du matin et produit sut mille arrestations. Mais la plupart des prisonniers sont relâchés presque immédiatement. D'un si grand déploiement de forces, le seul résultat est de montrer à la population parisienne que le régime des mesures arbitraires n'est pas encore passé, que la Commune et le nouveau Comité de sûreté générale sont disposés à renouveler les scènes des derniers jours d'août 1793, si cela peut être utile .au\ desseins secrets de leur politique '.

1 . Pnidhomme, dans les Révolutions de Paris, journal qui n'élaît

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