LIVRE XXXII
LA PDITE DE DUHOURIEZ.
SuivaDt la célèbre expressiOD de Catherine de Médicis, au moment où son Sis venait de se débarrasser des Guises, Dumouriez avait bien coupé. 11 avait fait arrêter 1^ commissaires de la Convention chargés de le traduire à la barre ; il avait trouvé dans les officiers et dans les troupes qui l'entouraient des iastruments dociles et dévoués; par la gravité de l'acte qu'il leur avait fait acoHuplir, il les avait engagés à fond dans sa querelle et avait Tait de sa cause celle de tous. Maintenant, il fallait recoudre, c'est- îiKlire réunir dans une même pensée, dans une même volonté, dans un même élan, tous les corps d'armée disséminés sur un front de soixante lieues, depuis Dunkerque jusqu'à Maubeuge.
Dumouriez avait sous la main les camps de Maulde et de Bruilte. Placés derrière l'Escaut, ils présenlaient une ligne de défense respectable vis-à-vis de l'ennemi, mais n'étaient pas en état de résister à la moindre agres-
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8fii HISTOIRE DE LA TERBBDB.
sion Tenant de l'iotérieur. Le géoéral insurgé denit donc nécessairement s'assurer de deux ou trois places fortes, qui seraient pour lui ud point d'appui formidable en cas de revers, et qu'au besoin il remettrait momentanément entre les mains des Autrichiens, comme garantie de sa bonne foi. Ces places ne pouvaient être que Lille, Valeaciennes et Condé.
Il avait conSé le commandement de Lille au général Duval, celui de Valenciennes au général Ferrand, deux vieux colonels qui lui étaient redevables de leur avancement, et sur l'obéissance passive desquels il se ovyait en droit de compter. Mais, surpris à l'improviste par l'arrivée de Camus et de ses collègues, il n'avait pas eu le temps de mettre ces deux ofiSciers dans la confidence de ses desseins et de s'assurer de leur concours.
En s'établissant, le 31 mai^, aux bains de Saint- Amand, il pensait avoir encore quelques jours devant lui sans avoir besoin de se déclarer ouvertement; Il comptait mettre k profit ces instants si précieux pour asseoir ses cantonnements, connaître exactement la position et la force de chacune de ses brigades et de ses* divisions, préparer peu à peu l'esprit de ses troupes, leur faire accepter avec joie et enthousiasme les ordres qu'il se préparait à leur donner *.
Habitués que nous sommes aujourd'hui au succès
4. Dnmonriei avait employé la journée du 3( mare: 1" à faire expédier b tons Im généraux et commandants de place l'ordre de dresser l'état des troupes placées sous leur commandement; S> à rédiger un erdre du jour annonçant l'armistice qu'il 8vait conclu avec les ÂotricbienB- Dans cet o^dre du jour il fhisait connaître â l'armée l'arrest»»
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