‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 4)Chapitre 189 sur 200 · Voir page · texte numérisé non relu

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son étendue et à déclarer formellement que Vitat de guerre qui subsiste entre la cour de Vienne , les puissances coalisées et la France , se trouve dès à présent malheureusement rétabli...

« Je me vois forcé par l'emptre des circonstances d'annuler complètement ma déclaration susdite. 11 n'en subsistera plus qne l'enga^ment inviolable, que je renouvelle avec' plaisir ici : que la discipline la plus sévère sera observée et maintenue par nos troupes sur le territoire français et que toute contravention sera punie avec la dernière rigueur'. » ,

Cette nouvelle déclaration était la violation formelle des engagements pris avec Dumouriez et ses compagnons d'armes. Aussi, dès que le prince est de retour à son quartier général, Dumouriez va le trouver et le prévient qu'il ne peut demeurer un instant de plus auprès de lui, puisqu'il semblerait par sa présence sanctionner ce revirement complet d'opinion.

Une pareille démarche était conforme au programme que s'étaient tracé Dumouriez et les généraux qui avaient approuvé ses projets, car tous avaient déclaré qu'ils voûtaient coopérer à la régénération de la France et non à son démembrement. Pourquoi Dumouriez ne persista-t-il pas toujours dans cette ligne deconduitef Pourquoi écrivit-il les lettres que nous donnerons plus loin?

Dumouriez se rend immédiatement à Bruxelles et y fait imprimer sa seconde proclamation au peuple français '. Dans cette pièce il affirme que son unique dessein est de rétablir la royauté constitutionnelle. Général sans armée, il parle comme s'il était encore à la tête de ses troupes et s'il pouvait dicter des lois à la France. Il ne fait aucune allusion à la deniière proclamation de Cobourg et s'en réfère u à la déclaration aussi noble que franche par laquelle le respectable commandant de l'armée autrichienne annonce que les impériaux entreront sur le territoire français, non comme des conquérants qui voulant dicter des lois, mais comme des alliés

1. L> procUm&tioD du 9 kvrll se trouTe iti Kcltiwo au VonitMtr àm 25A«iil, a' m.

9. Cette proclamation a été JDïérée au Uonttêvr du l" mai, n* 1SI.

généreux qui viennent aider les bons citoyens à délniire l'anarcbie. »

Le 16, il quitte Bruxelles et se dirige vers la Suisse, dans l'espérance chimérique d'y trouver les régiments, anciennement au service de France, encore tout formés, et prêts à sa voix à pénétrer dans les provinces du sud-est pour y faire une diversion puissante.

Il avait envoyé en avant son -aide de camp, Honijoye, afin qu*il pAt lui rendre compte du véritable état des cboses dans les cantons helvétiques. Celui-ci le retrouve à Stuttgard et lui annonce qu'il doit renoncer aux espérances dont il s'est bercé. D'un autre cAté le grand-duc de Wurtemberg lui fait dire qu'il ne peut le recevoir et qu'il lui serait fort obligé de ne pas rester trop longtemps dans ses États.

Le 2 mai, Dumouriez est de retour à Bruxelles et va trouver le comte de Metternich pour lui remettre en mains propres l'original d'une nouvelle déclaration qu'il date de Francfort, SO avril, et qu'il fait imprimer et placarder sur tous les murs de la capitale du Brabant. Par cette déclaration, Dumouriez annonce u qu'il n'a jamais eu de liaison ni avec la faction d'Orléans, si tant est qu'il ait jamais existé une faction semblable, ni avec le prince connu sous le nom de Philippe-Égalité, qui en est le prétexte, u II avoue « qu'il a estime et aiïection pour l'alné des fils de ce prince qui a parfaitement servi en Champagne et en Belgique, mais qu'il est sûr d'avance que, bien loin d'aspirer jamais à monter sur le trône de- France, il fuirait au bout de l'univers plutôt que de s'y voir forcé, n

Le comte de Metternich témoigne à Dumouriez son trèsvif mécontentement de son retour en Belgique et encore plus de la manière bruyante dont il manifeste sa présence dans ce pays. Il écrit aussitôt au comte de Trautmannsdorf, ministre de l'empereur à Vienne, pour lui raconter la conversation qu'il a eue avec le général fugitif. Sa lettre, que nous avons eue sous les yeux, est remplie de détails « sur les insinuations astucieuses que Dumouriez lui a faites, afin de lui démontrer que le véritable intérêt de sa cour est de se séparer de la coalition, n Elle se termine par l'assurance que les mesures les plus promptes et les plus énergiques vont éire prises pour faire

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enlever les placards et débarrasser la Belgique de l'audacieui qui vient ainsi compromettre )e gouvernement impérial et le mêler à des démêlés peu dignes de lui.

Dumouriez, édifié par la réception que lui a faite le comte de Metteroich , ju^^ prudent de ne pas prolonger son séjour à Bruxelles. Dès le Ii mai. il se réfugie à Mergentheim, petite ville de Franconie dépendant de l'électorat de Cologne.

C'est de là qu'il écrit au colonel Mack la lettre suivante :

a Je suis errant comme TJly-sse. Tout le monde m'a déconseillé d'aller en Suisse. On m'a donné avis qu'il éuit parti de Paris des Bruius par différentes routes, notamment par Genève et par Bâle ; j'ai pris le parti de rebrousser chemin à Stuttgard. Je suis revenu ici, oîi j'ai loué une maison avec un petit jardin; il y a de la promenade et pas un Français, que ceux qui m'y joindront. Nous serons en tout sept ou huit, quand ma parente m'aura rejoint'. J'attendrai ici les événements; donnez-moi, quand vous le pourrez, des nouvelles de ceux qui vous intéressent.

« Terminer bien vite votre campagne. Si une fois Yalencimnet est pris, loutesl dit, parce que vous pouvez tviler B(md\ain et vous porter sur Cambrai, qui ne peut pas tenir.

« Il est fâcheux que vous ayez donné autant de temps aux anarchistes pour se renforcer et reprendre courage. Les Prussiens vont bien lentement aussi du côté du Rhin; ils se sont laissé prendre quelques canons au Rhintgttz par la ganiison de Cassel.

« Je ne peux point me mêler de cette guerre, et je suis biai SÛT que ma délicatesse h cet égard ne me rend que plus estimable à vos yeux et à ceux de S. A. le prince de Cobourg, à qui je vous prie de présenter mes hommages les plus respectueux et les plus tendres.

'I Quand elle sera finie, quand je n'aurai plus les mêmes motifs, je serai fort aise, si l'occasion se présente, de témoigner à S. A. M" l'archiduc, à M*"" le prince de Cobourg, i l'armée impériale, mon estime et ma reconnaissance dans la première guerre qui pourra troubler encore le repos de l'Europe, qui,

1. C'est ainsi que Dumouriez désignait M*"* de Deauvert, st mallreue.

malheureusement, ne sera pas de longue durée à ce que je prëvois.

« ¥.a attendant, je vais me reposer ici; je vous embrasse, mou cher général, et vous aime de tout mon cœur,

u Le général Dumquhiez. ii

Le 1I| mai, Dumouriez adresse une autre lettre à l'archiduc Charles :

« Je suis errant sans savoir où je pourrai terminer mon odyssée. Je suis établi à Mergentheim. Partout on m'objecte une ordonnance très-rigoureuse, quoique prudente, qui regarde toute la nation française. Je viens de prendre la liberté d'écrire à S. M. l'Empereur pour solliciter une exception que j'ose croire avoir méritée. J'ai tant de confiance, monseigneur, dans les bontés et l'estinie que vous m'avez témoignées, que je supplie Votre Altesse Royale de vouloir bien ou me donner un asile dans les Pays-Bas, ou obtenir de S. A. Me' l'Électeur de Cologne de me laisser tranquille à Mergentheim, où je peux, dans la solitude, écrire mes mémoires, qui pourront être utiles.

« En me refusant un asile dans l'Empire, on 'semblerait avoir une condescendance timide pour cette criminelle Conrention nationale qui m'a proscrit, et certainement cette réflexion est bien éloignée de la conduite et des succès de l'Empereur. Quel que soit mon sort, quelque part que je sois obligié de me retirer, si on me confond avec les émigrés, je me rappellerai toujours avec le plus tendre intérêt votre accueil obligeant; je ferai toujours des vœux pour votre bonheur et votr« gloire, trop heureux si je pouvais personnellement y contribuer. C'est la plus forte ambition qui me reste après le rôle que j'ai joué. Je désirerais, en me rapprochant de Votre Altesse Royale, pouvoir lui donner des preuves du profond respect et du tendre attachement avec lesquels... »

L'archiduc Charles répond d'une manière fort évasive ;

« Je ne saurais m'expliquer en ce moment sur l'asile que vous désireriez obtenir dans ces provinces. Ne pouvant rien prendre sur moi k cet égard, je demanderai les ordres de l'Empereur, et en attendant je m'intéresserai auprès de t'Élec-

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leur de Cologne, pour que Son altesse Royale veoille agréer que vous continuiez votre séjour îi Mei^ntheim. Je serai charma que la résolution de ce prince puisse élre conforme à ce que vous désirez. ■

Au mâme moment Dumouriez recevait de l'électeur de Cologne une lettre où le refus absolu de le tolérer dans ses États était accompagné de reproclies amers et de compliments ironiques, qui reflétaient parfaitement les sentiments des émigrés vis-à-vis du promoteur de la guerre européenne :

* Bonn, le 16 mai 1703.

(i J'ai reçu, monsieur, votre lettre du 12, et j'ai été fort étonné d'apprendre que vous êtes encore à Mei^ntheim. J'avais espéré que vous rendriez justice aux ménagements que j'avais mis, en ordonnant à mon sladthaller de vons engager à choisir un autre domicile ; mais il paraît que vous cherchez, par votre lettre, une e:fplicatîon ultérieure de mes sentiments, que je ne veux tarder de vous donner. La France, travaillée dans son intérieur par dilTérenies factions sans principes, ne iji'înspiraitdans le commencehient que de la pitié, qu'une faction de scélérats a su transformer par ses forfaits en horreur. J'avais considéré ce qui se faisait comme un moment de démence, et, quoique moi-même et l'ordre f«utonîque, dont la direction m'est confiée, y souffrent des pertes considérables, je les ai regardées côinme un cas de malheur, et me flattais de revoir un nouvel ordre de choses s'établir au moment de la résipiscence. Tout esprit d'ordre et de gouvernement étaîl bouleversé en France, mats tout le reste de l'univers était tnaquîlle, et ce n'est que par vous, monsieur, et votre ministère, qu'on est redevable d'avoir entraîné la plus grande partie de l'univers à se mfilcr de ces malheureuses affaires. Cest vous qui avez le premier décidé en France de porter les armes dans un pays étranger, d'attaquer les voisins et de chercher à J étendre les fléaux qui la déchiraient dans son sein. Le sang versé, les impositions et vexations cruelles qu'entraîne une guerre aussi générale et désastreuse pour la France que poor tout l'univers retombent sur vous, comme premier auteur et moteur de ces calamités; et la manière distinguée et brillante

dont VOUS avez commandé l'armée ne peut faire oublier les maax que vous avez causés à rhumanité. Je ne parle point de la façon dont vous avez quitté l'armée frauçaise. Mon jugement, dirigé uniquement comme celui d'un particulier par les sentiments d'honnêteté, de loyauté et de probité, pourrait . ne pas convenir, et je suis charmé pour vous que vous ayez pu prendre comme marque d'estime la curiosité des peuples de voir l'auteur de leurs malheurs et l'objet de leurs craintes. Ce ne sont pas vos principes, mais les circonstances qui ont changé, et, si les grandes puissances croient que vous puissiez leur être utile ou que vous croyez qu'elles vous soient redevables, je vous assure que pour moi, comme simple particulier cbai^ de l'administration de quelques contrées qui m'ont voulu élire pour leur chef, je ne puis penser de même ni me mettre en relation avec vous, mais je dois plutôt réitérer les ordres donnés à mon stadthalter d'accélérer votre départ. C'est avec ces sentiments que je suis, etc. »

Dumouriez, au reçu des injonctions de l'électeur de Coltine, prend le parti de retourner à Bruxelles. Il annonce celte réso- JuIJoa à son ami Mack :

i Mcrgeiithe[m, le 21 mai 17S3.

u J'ai besoin de votre amitié, mon cher général, et je la réclame avec la confiance que vous méritez à tous égards.

(I J'ai été obligé, comme vous le savez, de renoncer au projet d'aller en Suisse. Montjoye, que j'avais envoyé d'avance, me mande que la neutralité de la plupart des cantons est si favorable auE Français républicains, qu'au moins me ferait-on le mauvais compliment de me retirer; il me mande d'ailleurs que ce ne pourrait être que par la cour de Vienne qu'on obtiendrait peut-être le rétablissement des régiments suisses, qui étaient à la solde de France.

« En conséquence, j'ai tenté de m'établir dans différentes villes, et partout on m'a opposé la terrible ordonnance de l'Empire contre les hYançais ; je viens de recevoir l'invitation la plus formelle et réitérée de l'électeur de Cologne de quitter Mei^ntbeim, et je prends le parti de retourner dans les Pays-Bas.

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Q9S mSTOI&E DE LA TERREUK.

u le ]>ars ce soir, je ne m'arrêterai Dulle part, et je serai à Bruxelles presque aussitôt que ma lettre. J'emploierai les boDtés de S. A. R. M"^ l'Arcbiduc Charles, ou pour me donner un a^le, ou pour me danner ud passo-port double, dont l'un ne soit pas sous moQ nom; car ma cëlébrité est une gâne terrible et même un malheur en ce moment.

« Je sens que je serais incommode peut-être, et moi-même mal à mon aise, près des armées à Bruxelles, ou dans une ville N]uelconque des Pays-Bas, environné d'émigrés, peut^tre de patriotes déguisés, d'assassins et d'espions. Je crois pouvoir faire quelque chose de plus utile et qui ait un but,

II Je voudrais me rendre en Angleterre, sous an nom italien on flamand. De Londres je saurais mieux ce qui se passe en France. J'apprends qu'il se fait à Bayeux, en Normandie, un rassemblement général de députés de plusieurs départements. C'est le noyau d'une assemblée légale qui peut abattre la Convention nationale et les Jacobins. Je voudrais être à portée de suivre les mouvements de cette assemblée, ce que je peux faire utilement, ayant commandé douze ans en basse Normandie et y étant aimé.

u Le vrai moyen d'abréger la guerre, par coûséquent de diminuer les dépenses et la consommation des hommes, c'est de parvenir à détruire les Jacobins et la Convention nationale, les premiers comme des monstres ennemis du repos du genre humain, la deuxième comme une troupe d'assassins du roi et d'insensés, avec lesquels aucune puissance ne peut traiter, parte qu'on ne peut pas les regarder comme les représentants de la Dation française. Ainsi, la guerre durera tant qu'il y aura une Convention nationale ; c'est donc elle qu'il Tant détruire pour le bien de toute l'Europe, et c'est l'objet de la troisième proclamation que je fais imprimer à présent. Je serais plus à portée en Angleterre de faire passer en Francedea pièces intéressantes pour ouvrir les yeux de m'es malheureux compatriotes, et de concourir ainsi aux eCforls des puissances coalisées, pour faire cesser une anarchie qui peut devenir fatale à l'Europe entière, si la guerre dure piua d'une campagne.

II J'arriverai à Bruxelles sous cinq ou six jours. Je me sers du passe-port du capitaine Baptiste pour éviter la curiosité et

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les articles de gazetteJe vous prie de m'adresser votre réponse, tous enveloppe, à M, de la Sonde, me de Ruysbrouk, derrière les Jésuites, à Bruxelles. Je vous embrasse de tout mon cœur, en vous priant d'assurer M*^le prince de Cobourg de mon tendre respect, et de m'aider auprès de S. A. R. l'Archiduc Charles, pour obtenir le passe-port que je désire pour l'Angleterre, ii

Le 26 mai, Dumouriez est de retour à Bruxelles. Il se hâte de rappeler au prince de Coboui^ ses engagements et de lui demander aide et protection.

« Monseigneur, depuis la lettre que j'ai eu l'honneur d'écrire le ih à Votre Altesse, j'ai éprouvé tant de difficultés pour *l"asiie que j'ai choisi à Mergentheim.queje n'ai pas éié tenté de faire de nouveaux essais, et que j'ai cru plus sage de revenir 'dans les Pays-Bas.

i( J'ai écrit le 21 au général Mack et je ne doute pas qu'il ne vons ait montré ma lettre, comme je le désire; je vous demande, à cet 'égard, et sur ma conduite éventuelle, vos conseils que j'exécuterai comme des ordres; vous savez combien ma confiance est entière en vos bontés. Comme vos victoires occupent tous vos moments, j'écrirai au général Mack plus en détail. Permeltez-vous que f insiste sur l'ulilité de la diversion. par le côté du Cateau-Cambrésisf Ce flanc de l'ennemi doit se trouver enliéreTnent découvert par sa nouvelle défaite,

a J'ai l'honneur d'âtre, avec le plus tendre attachement, de Votre Altesse, monseigneur, le très-humble et très-obéissant serviteur,

« Le général Duuoubiez. »

Cobourg s'empresse d'écriro en même temps à Dumouriez et au comte de Mettemich; à Dumouriez pour décliner sa compétence dans une aiïaire qui regarde exclusivement le comte de Mercy-Af^nieau ; à M. de Metternich pour lui demander de le débarrasser à tout prix de cet hûte incommode, h de ci.t homme inquiet et dangereux, capable de tout oser pour reparaître sur la scène et jouer de nouveau un rftle » (expression d'une autre lettre du prince de Cobourg).

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Au général Dumouriez à Bruxelles.

■ Au quartier géuénl d'H^rin, 38 mai 1191.

a Monsieur, j'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'hoaneur de m'écrire en date d'hier. Étant dans ce momeat-ci accablé d'occupation;;, je me borne, monsieur, à vous écrire très à la hàle, que vous vouliez bien, pour tout ce qui concerne les directions personnelles que voua désirez obtenir, vous adresser à S. Ekc. M. le comte de Mercy-Argenteau à Bruxelles, qui a été mis à même par les dispositions de ma cour de déterminer, sur les lieux, tous les objets de cette nature, dont je ne suis pas à portée de connaître avec autant d'étendue et de détail.

0 J'ai l'honneur d'être avec beaucoup de considération,

a COBOURG. M

A monsieur le comte de Mercy-Argenteau.

■ Au quanier g<!néra1 d'RérJn, SS mai 1703.

n le reçois dans cet instant, monsieur le comte, une lettre du génériil Dumouriez, datde de Bruxelles du 27 et qui par conséquE^nt, comme Votre Excellence le sentira aisément, n'a pu que me surprendre désagréablement. Je viens la prier avec instance de vouloir bien voir M. Dumouriez le plus têt possible et do le détourner d'une manière srtre et positive du projet qu'il peut avoir de venir à l'armée, le lui réponds en deux mots de s'adresser pour sa direction personnelle h Votre Excellence.

c La situation des choses, ce qui a été écrit et ce qui a été fait, est trop connue d'elle, pour que j'aie besoin d'insister sur l'indispensable nécessité d'éloigner H. Dumouriez de l'armée, et même, s'il est possible de le Taire d'une manière convenable, de l'engager à choisir son séjour hors du pays. Je m'en rapporte à cet égard avec la plus grande confiance à la prudence et à la fermeté de Votre Excellence.

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