LIVRE XXVII
Les TolODtaires places sur les transports qui avaient pu aborder à Ajaccio, y furent débarqués pour attendre que les trois bataillons de ligne et le bataillon corse fussent à leur tour prêts à partir. Mais des querelles et des rixes ne tardèrent pas à s'élever entre les Marseillais et les Corses '. Dans la crainte qu'elles ne se renouvelassent en Sardaigne, od résolut de séparer les deux troupes de volontaires, qui ne brillaient oi l'une ni l'autre par un vif amour de l'ordre et un grand respect de la discipline. Ceux qui venaient des cdtes de Provence furent destinés, avec la majeure partie des troupes de ligue, à former l'attaque principale sur Cagliari. Les Corses furent désignés pour opérer une ' contre-attaque sur les îles de la Magdelaine, qui sont situées presque vis-à-vis de Bonifacio, et dont la conquête devait flatter tout particulièrement les compatriotes de Paoli*.
1. On lit ce qui Euit dans la biographie des pTsmiéres anDéasdi [fopoléon Bonaparte, par le colonel de Costoo, ODrnge qui a {ara ii 4840 et qui est fait avec la plus scrupuleuM conscience :
• Le phalange marseillaise Gt son entrée à Ajaccio aux cria de Ça ira, à bas les arùtocrates t Ces soldats lâches et craeb pendirent ou lanternèrent, suivant l'expression du temps, unartiaon d'OImetto, habitant à Ajaccio, et un propriétaire de Sartèna. Us préparaient le même sort au chanoine Antoine Peraldi, procureur de la commune, qui voulait sauver ces victimes, et ils l'aunieal iRUOoU sans l'assistance de soldats d'un détachement du régiment d'iobnlerie de Vermandois(61*}, qui, armés de leurs sabrée, accoururent et arrachèrent il celte horde effrénée l'intrépide ecclésiiatique. >
t. Sur ces deux expéditions, on peut conauller le linv publié •■ 184S, à Tarin, par le baron Nanno, actuellement premier .pràsident de la cour de cassation d'Italie : Sloria modena délia Sardegaa.
DictizedbyGoOJ^IC
L'amiral Truguet avait envoyé, dès le mois d'octobre dans le golfe de Naples, son second, I^touclie-Tré ville, exiger du beau-frère de la reine Marie-Antoinelle la reconnaissance de la Hépublique'. Comme celle expt'dition ne pouvait être de longue durée, il avait ordonné aux vaisseaux, chargés d'intimider les NapoUlains, de venir le rejoindre dans la rade de Palmas sur les côtes de la Sardai^nc.
L'un d'eux, le Léopard, arrive le premier au rendez-vous général. Le 6 janvier, son capitaine, Bourdon-Gramraont, s'empare sans coup férir de l'île de Saint-Pierre et de la presqu'île de Saint- An tioche qui protègent la rade. Bien reçu par la population ', mais n'ayant pas de troupes de débarquement, il est obligé d'attendre le reste de la flotte. Truguet et Latouche- Tréville. parlant l'un d'Ajaccîo, l'autre de Naples,