‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 4)Chapitre 58 sur 200 · LIVRE xxviu. m · texte numérisé non relu

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n'avoir aucun égard à la proleslalionqiieradministi'ation provisoire de cette vitle avait formulée contre le décret du i5 décembre; 2* de créer un nouveau département français dont Bruges serait le cbeF-lieu ; 3° de maintenir, comme commissaire national dans cette ville, le citoyen Sta, ex-procureur-syodic du district de Lille, dont hs talents et te patriotisme étaient connus *.

Cambon, appuyé par le girondin Louvet et le montagnard Osselin, demanda et obtint que le pouvoir exécutif fût tenu de rendre compte de ce qu'il avait déjà fait pour l'af^lication du décret. C'était te confirmer implicitement et répondre par une fin de nonrrecevoir aux plaintes réitérées de la Belgique.

Déçues dans leur espoir de voir apporter au moins quelque tempérament à l'exécution des mesures provoquées par Danton et ses collègues, les autorités municipales résolurent de pro6ler de la réunion des assemblées primaires, que le décret lui-même avait ordonnées, pour faire nommer une convention belge qui, parlant au nom de la nation entière, aurait peut-être plus de chance d*être écoutée.

Dumouriez voyait avec un vif mécontentement la direction des esprits lui écliapper dans un pays qu'il regardait comme sa conquête. Aussi encouragea-t-il vivement cette idée, peut-être même l'inspira-t-il aux

t. C'est ce mémB Sta dont Dumouriez avait signalé les dilapidations au miaistre de la guerre (t. V, p. 57 et 59). Le dub de Bruges In prenait sous sa protection comme avaient lait les jacobins d<> Bruxelles six semaines auparavant pour le fournisseur d'Espagnar

h'oir é^lemenl t, V, p. M).

Mft HISTOIRE DE LA TERREUR.

nombreux amis qu'il s'était ménagés dans la plupart des localités flamandes. Mais cette tentative de réunir dans une seule assemblée toutes les forces vives du pays échoua devant les antipathies locales et devant les préjugés de caste. D'ailleurs, les commissaires de la Convention mirent bou ordre à ces velléités d'indépendance. Par un arrêté signé Danton, Lacroix et Gossuin, il fut fait défense aux électeurs nommés par tes assemblées primaires de se réunir, sous peine d'être poursuivis comme perturbateurs du repos public.

Par contre, tout ce qui pouvait hâter l'annexion était favorablement accueilli. Ce fut du pays de Liét^ que vint la première demande officielle. Le 23 décembre, les administrations provisoires des deux petites villes; de Spa et de Theux, convoquèrent leurs concitoyens pour voter la déchéance du prince-évêque, la rupture de tout lien avec l'empire germanique, et la réunion h la France. Li^e et toutes les communes environnantes émirent bi^t6t le même vœu.

Dans la séance du 51 janvier, au moment même ou la Convention venait de déclarer que le comté- de Nice faisait partie intégrante de la République française, Danton s'élance à la tribune.

« Ce n'est pas, dit-il, seulement en mon nom, c'est au nom de tous les commissaires envoyés par vous en Belgique, que je vien» demander le même décret pour le peuple belge. Cette réunion, vous l'avez déjà préjugée par voire décret du 15 décembre. Je ne demande rien à votre enthousiasme, tout à votre raison. Les limites de la France sont marquées par la nature; aux

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