‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 4)Chapitre 67 sur 200 · LIVRE XXVni · texte numérisé non relu

LIVRE XXVni

promets de nouveaux succès, je vous promets l'appui . de la Providence qui veille sur notre patrie. <•

Ces paroles sont couvertes d'applaudissemeols; le président du conseil remercie avec efFusion le général, qu'une foule immense reconduit jusqu'il son hôtel '.

t . Une heure après, les pièces auiraales étalant affichées sur les murs (le BniiHIe» :

« Les sociétés patrioliques ne doivent servir qu'à l'instruction des peuples, ou aux actes de bienraisanceet de rntternité. Autant ellps sont utiles en se renfermant dans ce principe, autant elles deviennent dangereases en se mêlant des affiiires politiques et militaires. En conséquence, il est défendu à tous les clubs patriotiques de s'immiscer aucunement dans les affaires publiques. Il est ordonné à tous les commandants militaires, administrateurs et magistrats, de tenir la main à cette défense, et, si un club se permet un arrêté qui la conconlredise, il est ordonné de faire fermer le lieu de l'assemblée et d'en rendre responsables personnellement le président el le secrétaire dudit club. Cette défense sera imprimée dans les deux langues, publiée et affichée.

■ A Braxelles, le 11 rnsnlIOS, >n 3* de la République.

<• Le générai en chef, DuiioiiaiEE.

■ L'intention de la nation française et des représentants de la République, en entrant dans les Pays-Bas, n'a jamais été d'y apporter le brigandage et la profanation; cependant ils s'y sont eiercés par des agents du pouvolrexéculif delà République française avec une tyrannie qui déshonore les Français et qui met les Belges au désespoir. Ils se sont permis de s'emparer de l'argenterie des églises. Ce trait de l'avarice la plus sordide doit être réprimé, pour prouver I tous les peuples que nous respectons les opinions religieuses, et que la justice et la droiture sont le caractère essentiel de la nation française. VI 11

DictizedbyGoOJ^IC

Le leodeinaiD, 12 mars, Dumouriez rejoint le quartier général de l'armée à Ixmvain. A peioe y est-il ar^ rivé qu'il reçoit la visite des quatre commissaires de la ConveotioD : Camus, Treilbard, Gossuin et Merlin.

« Comment avez-vous pu, général', s'écrie Camus on l'abordant, rendre les ordounances que nous avons lues ce matin sur les murs de Bruxelles? ConimeDl avezvous pu agir avec cette précipitation? Comment n'avezvous ptas attendu d'en avoir conféré préalablement avec nous? Comment avcz-vous pu vous ingérer dans des mesures purement civiles? Quant aux vases précieux que Kon a enlevés de la Belgique, ne savez- vous pas que

qui, en conquérant sa liberté, doit avoir acquis de nouvelles vertus et ne doit employer ses armes que pour la justice.

a En conséquence, voulant réparer le tort que nous a fait dans l'esprit des Belges l'indiscrétion sacrilège des agents qui ont Tait enlever l'argenterie des églises, j'ordonne, au nom de la République Trancaisp. de la religion et de l'équité, que toute l'argenterie des églises soit restituée el rélatdîe dans les différents lieux d'où elleaélé enlevée; j'ordonne à tous les commandants militaires Trancais et ï tous les adminislra leurs civils librement élus par le peuple belge, de tenir la main à l'exécution du présentordre, qui ramènera les Belges à la juste opinion qu'ils doivent prendre de la Convention nationale, de ta nation frantaise et des agents politiques et mililaires. qu'elle n'a envoyés dans la Belgique que pour assurer la liberté et te bonheur du peuple.

u A Bruxelles, le 11 mars 1793, an a< de ta République.

■ Le général en chef, Domoitbiez. '

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