‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 4)Chapitre 70 sur 200 · LIVRE XXVriI · texte numérisé non relu

LIVRE XXVriI

(«ofiées. Ces exacteui-s ont achevé d'exaspérer l'âme des Belges. Dès lors, la terreur et peut-être la haine ODt remplacé cette douce fraternité qui a accompagné DOS premiers pas dans la Belgique. C'est au moment de nos revers que nos agents ont employé le plus d'injustice et de violence.

a Vous avez été trompés sur la réunion à la France de plusieurs parties de la Belgique. Vous l'avez crue volontaire parce qu'on vous a menti. Dès lors vous avez cru pouvoir enlever le superflu de l'argenterie des églises pour subvenir sans doute aux Trais de la guerre; vous regardiez dès lors les Belges comme Français ; mais quafid même ils l'eussent été, il eût encore fallu attendre que l'abandon de cet argenterie eût été un sacrifice volontaire; sans quoi l'enlever par force devenait à leurs yeux un sacrilège. C'est ce qui vient d'arriver. Les prêtres et les moines ont prolité de cet acte imprudent et ils nous ont regardés comme des brigands qui fuient; partout les communautés des villages s'arment contre nous. Ce n'est point ici une guerre d'aristocratie; car notre révolution favorise les habitants des campagnes. C'est pour eu\ une guerre sacree; c'est pour nous une guerre, criminelle. Nous sommes en ce moment environnés d'ennemis; vous le verrez par les rapports «pie j'envoie au ministre de la guerre. Vous verrez en même temps les premières mesures que la nécessité m'a forcé d prendre pour sauver l'armée française, l'honneur de la nation et la République elle-même.

n Représentants de la nation, j'invo<|ue votre probité et vos devoirs; j'invoque les principes sacrés expliqués

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dans la déclaration des droits de l'homme, etj'atleods avec impatience votre décision. En ce moment vous tenez dans votj mains le sort de l'empire ; je suis persuadé que ta vérité et la vertu conduiront vos décisions et que vous ne soufTrirez pas que vos armées soient souillées par le crime et en deviennent les victimes. »

La lecture achevée, les commissaires essayent d'entamer une nouvelle discussion, mais Dumouriez y coupe court et prend congé de ses ioteriocuteurs. Ceux-ci regagnent aussitôt Bruxelles en s'eotretenant avec autant de surprise que de douleur de la positioà que semble vouloir prendre vis-à-vis de la Convention le vainqueur de Valmy et de Jemmapes, le chef des deux armées réunies du Nord et de Belgique.

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