‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 4)Chapitre 97 sur 200 · LIVRE XXIX · texte numérisé non relu

LIVRE XXIX

Danton, au nom du salut du pays de déclarer si toue ne venez pas de oie dire qu'il Tallait que la Conveation |Hlt une grande mesure et que vous alliez la lui présenter vous Doême.

Danton : a Oui, je l'ai dit. c'est vrai.

Fonfrède : « Vous voyez, citoyens, Danton, ce fervent révolutionnaire, pense comme moi Ah! mes

collègues, rappelez-vous toujours que votre seule force sera dans votre courage et qu'une plus longue faiblesse perdra la République, le peuple et vous

« J'appuie ta proposition de faire arrêter sur-lechamp les membres du Comité d'insurrection. »

Cette motion est immédiatement adoptée.

Mais, hélas! à quoi servit ce témoignage d'énergie que l'Assemblée, galvanisée par l'éloquence de Verguiaud et de Fonfrède, donna dans sa séance du 13 mars? A bien peu de chose. La salle du Manège retentit pendant quelques jours encore des échos que toute grande agitation populaire laisse après elle. De nombreuses députations vinrent protester à la barre contre les projets des conspirateurs du 9 mai^. Les sections les plus compromises rétractèrent les adhésions qu'elles avaient données i l'arrêté du club des Cordeliers. Plusieurs même des chefs du mouvement, Foumier, Lazowski, payant d'audace, se présentèrent devant la Convention et obtinrent, par leur soumission apparente, une espèce de bill d'indemnité. Enfin, le ministre Garât, dans un long et filandreux rapport ', annonça qu'il avait vaine-

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