Voir livre XX, page
tribune; 2° que, sur toutes les questions qui seraient posées, chaque député aurait le droit de motiver son vote.
II ne restait plus à décider que la manière dont les •questions seraient posées. La Convention renvoya à huitaine cette discussion importante. Dans l'intervalle, Vergniaud fut élu président à une très-grande majorité. L'honneur fait à l'illustre girondin était la sanction éclatante de son discours du 30 décembre et de sa justification dans l'affaire Boze.
Le 14, Daunou rouvre la discussion en proposant une série de questions qui, bien qu'évidemment conçues dans un but de clémence, respectaient toutes les opinions1. Suivant lui, la Convention devait successivement examiner : 1° si elle entendait statuer par mesure de sûreté générale et si, par conséquent, elle devait rapporter le décret qui déclarait que Louis serait jugé par elle ; 2* si elle prononcerait par appel nominal ou au scrutin secret sur le sort de l'accusé; 3° si la simple majorité suffirait, ou s'il faudrait les deux tiers des voix pour la condamnation ; li° si la peine, quelle qu'elle fût, serait soumise à la sanction du peuple.
Mais la proposition de l'ancien oratorien, subdivisée
4. Le Moniteur attribue cette série de questions à Danton; mais c'est évidemment une erreur; car quelques pages plus loin (p. 80, col. 3), on voit que le célèbre tribun, lors du premier et du deuxième appel nominal (séance du 45), était absent par commission. Il ne parut à la Convention que le 46. Du reste, le Journal des Débats et Décrets désigne nominativement Daunou comme le rédacteur des dix-sept questions.