‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 5)Chapitre 56 sur 279 · LIVRE XX · texte numérisé non relu

LIVRE XX

nœuvres astucieuses et mensongères au moyen desquelles le corps municipal a surpris à la Convention les deux décrets qui ont ordonné la réélection provisoire du Conseil général i. » Elle enjoint à Boucher-René « de déposer sur le bureau la pétition qu'il a présentée pour obtenir cette réélection, ainsi que la lettre de convocation du nouveau Conseil , pièces qui devront être remises au secrétariat après avoir été paraphées par le président, le substitut du procureur-syndic et le secrétaire greffier de la Commune. »

Mais il était un homme auquel les ex-dictateurs de l'Hôtel de Ville en voulaient encore plus qu'au maire par intérim. C'était Roland qui , par son rapport du 29 octobre sur l'état de Paris, avait dévoilé toutes les turpitudes dont ils s'étaient rendus coupables. Le 22 novembre, la section des Piques, — celle de Robespierre, — avait déclaré dans un arrêté transmis aux quarantesept autres sections , que le ministre de l'intérieur « avait perdu sa confiance2. » Donnant à cet arrêté sa haute sanction, le Conseil général s'élait empressé de charger sept de ses membres d'examiner la conduite du ministre déclaré suspect et d'inviter tous les citoyens à fournir des renseignements contre lui 8. Le 29, l'acte d'accusation se trouve définitivement dressé. II est aussitôt approuvé et envoyé à la Convention sous le titre d'Adresse pour dénoncer la conduite coupable du ministre Roland.

L'Assemblée nationale reçoit cette adresse le diman-

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