‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 5)Chapitre 57 sur 279 · Moniteur, séance de la Commune, 23 novembre · texte numérisé non relu

Moniteur, séance de la Commune, 23 novembre

Ht HISTOIRE DE LA TERREUR.

che2 décembre au soir1. Elle la renvoie à l'un de ses comités qui l'enfouit dans ses archives. Nous l'y avons retrouvée, et malgré sa longueur, nous la donnons tout entière. L'histoire, suivant nous , ne peut dédaigner un document aussi caractéristique.

« Citoyens législateurs, le moment de notre installation comme commissaires de la municipalité fut un moment de force, et vous célébrâtes le courage des hommes du 10 août; celui de notre retour dans nos sections ne sera pas marqué par la faiblesse. Nous venons, dans les derniers instants d'une existence qui déjà depuis longtemps pesait sur nos cœurs, vous présenter des vérités importantes, vous parler en hommes libres.

« Nous venons vous dénoncer le ministre Roland comme indigne de notre confiance, indigne de celle des citoyens que nous avons eu le courage de représenter dans les temps orageux de la formation de la République.

« Des écrits incendiaires contre la ville de Paris circulent dans les autres départements. Quel est, non pas peut-être l'auteur de ces écrits, mais celui qui les stipendie , celui qui les a fait parvenir, celui qui arrête la circulation des papiers patriotes? C'est Roland.

4. Le Moniteur ne dit rien de cette adresse; mais nous lisons, page 36 du n° 76 du Journal des Débuts et Décrets : « Le conseil général, avant de quitter ses fonctions, vient dénoncer Roland et demander une loi contre l'agiotage. Il proteste que, divisés, rentrant dans la classe des simples citoyens, ses membres veilleront toujours au bonheur public. »

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