‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inéditsChapitre 102 sur 267 · LIVRE VI. tO · texte numérisé non relu

LIVRE VI. tO

Pendant cpie dans les bas fonds de la population parisienne on se préparait à Tinsurrection, annoncée à jour fixe par la toute-puissante section des Quinze-Vingts, FAssemblée nationale continuait à recevoir chaque jour les adresses les plus contradictoires.

Le 6, un démagogue vulgaire qui, à force d'audace et d'impudence, parvint à cette époque, et plus tard en mars et en mai 1793, à jouer un rôle que Ton ne comprendrait pas, si l'on ne savait qu'en temps de révolution le dernier des misérables a souvent plus d'influence sur les masses que l'homme entouré de l'auréole du génie ou de la vertu, Varlet se présente comme porteur et rédacteur d'une adresse, déposée depuis huit jours sur l'autel de la patrie au Champ-de-Mars et couverte des signatures d'un grand nombre de citoyens de tous les départements. « Qu'est-ce que c'est, crie-t-on à droite, que les pétitionnaires du Champ-de-Mars ? Qui a créé cette corporation *? » Mais Camot l'aîné insiste pour que l'orateur soit admis sur-le-champ, u parce que les pétitionnaires attachent beaucoup d'importance à leur adresse,

subies après le 40 août, comme ils en subirentencore d'autres après le t juin 1793 et le 9 thermidor an n. Chacun y effaça les traœs de son courage, et y laissa les traces de sa honle. Cependant tout mutilés qu'ils sont, ces registres doivent être rangés parmi les documents les plus instructifs de la période révolutionnaire.

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