‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inéditsChapitre 107 sur 267 · LIVRE M. i · texte numérisé non relu

LIVRE M. i

jeté de la boue, des pierres, les ont pris au collet et menacés de la lanterne. Girardin se plaint d'avoir été frappé. — c En quel endroit ? demande-t-on ironiquement à Textrême gauche. -— Par derrière, répond Girardin. Les assassins frappent^ils jamais autrement? On ne peut, ajoute le courageux orateur, délibérer sur la question aujourd'hui à i'ordre du jour (c'était celle de la déchéance) tant que l'Assemblée sera sous le joug d'une faction. Je déclare donc à la nation, de qui je tiens mon pouvoir, que je ne puis voter sans que le Corps législatif m'assure liberté et sûreté... m

Toute la droite et un grand nombre de membres de la gauche ^ se lèvent en criant :

« Oui ! oui ! nous ne délibérerons pas avant d'être libres. »

Vaublanc propose de mander immédiatement à la barre le procureur général syndic et de lui enjoindre , sous sa responsabilité, de prendre les mesures les plus sévères pour que la tranquillité de Paris soit assurée, et que les membres de l'Assemblée nationale puissent voter en sûreté. De violents murmures s'élèvent dans les tribunes ; le président est obligé de donner des ordres pour qu'elles se tiennent silencieuses; malgré de nouvelles rumeurs , Vaublanc continue :

a J'entends sans cesse invoquer contre les tribunes l'autorité de l'Assemblée, et cette autorité est sans force; n'est-il pas ridicule d'entendre le président rappeler vingt fois les tribunes à l'ordre, et sa voix être toujours

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