‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inéditsChapitre 108 sur 267 · Cela est constaté au .Moniteur · texte numérisé non relu

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i08 HISTOIRE DE LA TERREUR.

couverte par des murmures? il vaut mieux qu*une bonne fois nous déclarions que nous sortirons d'ici. »

« Oui ! oui ! nous ne pouvons rester ici , s'écrie la droite! » La gauche proteste avec violence et demande que l'on ne s'arrête pas plus longtemps à de misérables délations, et que, sur l'heure, on discute la question de la déchéance. Lamarque propose, au nom du salut public , que l'Assemblée se déclare en permanence jusqu'à ce que cette question soit décidée. La droite, de son côté, veut que Pétion soit appelé à la barre , pour déclarer, oui ou non, s'il répond de la sûreté des représentants de la nation.

Isnard et Dussaulx défendent Pétion ; Isnard surtout, se livrant à toute sa fougue méridionale, rejette sur des agitateurs payés par Coblentz la responsabilité des violences dont ses collègues de la droite ont été victimes : « Les coupables, dit-il, les vrais, les seuls coupables, sur lesquels j'appelle la vengeance du Ciel, ce sont La Fayette, le département de Paris et la cour. »

« Quoi ! s'écrie Mathieu Dumas , on ose attaquer un décret solennel rendu hier même ! on souffre que dans cette enceinte on prêche l'insurrection contre les lois ! »> — u Je respecte tellement les décisions de l'Assemblée, répond Isnard, que, si un décret me condamnait à mort, et que personne ne voulût me conduire au supplice, j'irais moi-même*. »>

4 . Un an plus tard, Isnard, mis hors la loi par un décret de la Convention, ne tint pas sa promesse imprudente. U se cacha pendant tout le reste de la Terreur, et rentra dans le sein de l'Assemblée six moi» après la mort de Robespierre.

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