Procès-verbal de la section des Champs-Elysées
3. La section du Ponceau donne à ses commissaires tous pouvoirs pour a agir de concert avec la municipalité ». Leur premier acte fut précisément de briser la municipalité.
signal matériel^; peut-être hésitaient-ils encore ou voulaient-ils siraplenient couvrir d'un certain voile les suprêmes préparatifs du combat. Mais, dans le centre de Paris, on résolut de brusquer les choses. Ce fut des églises comprises dans la circonscription des sections des Gravilliers, des Lombards et de Mauconseil, que partit le signal qui, au coup de minuit, retentit et gagna bientôt de proche en proche ; car, dans une ville immense comme Paris et dans des temps de fiévreuse agitation comme ceux que nous décrivons, il y a toujours des gens prêts
4. Notre assertion contredit toutes les idées généralement reçues sur les commencements de Tinsurrection du 40 août. Mais elle est appuyée sur des preuves qui nous paraissent irrécusables.
On lit, en effet :
4" Dans le procès-verbal des Quinze-Vingts : « On entend sonnerie tocsin. L'assemblée, n*ayant reçu aucun ordre des commissaires réunis à la commune à cet égard, charge MM. Bouthidon et Carré d'arrêler ce terrible signal, ce qui a été effectué pour quelque temps. Mais ayant entendu battre la générale el sonner dans la ville, rassemblée n'a pu empêcher de sonner à une heure de distance... Après la pormanencc déclarée, on a reçu une lettre de M. Rossignol, l'un des commissaires à la ville, invitant de retarder le tocsin jusqu'à ce que les commissaires de chaque section réunis aient pris la marche nécessaire aux circonstances. » —Les autours de Vliisloire parlementaire, qui donnent à la page 407 du tome XVI l'extrait du procès-\erbal des Quinze- Vingts, séance du 9 août, omettent ce passage à l'exception des cinq premiers mois. Voilà, il faut en convenir, une étrange omission.
V Dans le procès-verbal de la section de Montreuil : q Une députalion de la section des Quinze-Vingts est venue manifester à rassemblée son étonnement de l'alarme qui se propageait dans les églises du quartier et de la générale qui se battait dans les rua*^ du faubourg Saint-Antoine, et a assuré à l'assemblée qu'elle n'avait pris aucune part à cette démarche. »