‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inéditsChapitre 137 sur 267 · LIVRE VIL · texte numérisé non relu

LIVRE VIL

blent se préparer. « Le roi vient d'être informé qu'il s'était élevé des doutes sur la liberté de M. le maire de Paris au château des Tuileries; Sa Majesté a vu avec plaisir M. Pétion et M. Rœderer se rendre auprès de sa personne; elle me charge de venir déclarer que, loin de souffrir qu'il soit porté atteinte à leur liberté, il a recommandé qu'honneur et respect leur fussent rendus dans toute sa maison... »

La réfutation des mensonges insinués par Pétion, soutenus si affirmativement par ses amis, était complète ; mais personne ne la relève.

« Messieurs, reprend Dejoly au milieu du plus profond silence, le roi saisit cette occasion pour rendre un nouvel hommage à la Constitution. » — Point d'applaudissements. — « Le roi est informé qu'il existe au faubourg Saint- Antoine un rassemblement, résultat de provocations antérieures ; quoique sa contenance ne soit pas inquiétante, il n'en est pas moins contraire au bon ordre, puisqu'il n'a pas été autorisé par les autorités constituées. D'après les détails que j'ai reçus, on doit se porter chez le roi et à l'Assemblée nationale. Je prie l'Assemblée de

séance de ce soir, par lequel elle me défend de recevoir et exécuter aucun ordre de Tétal-major, qu'elle a déclaré, par un arrêté antérieur, avoir perdu sa conGance.

« Je reçois, dans le moment, des ordres de M. Mandât, commandant général, pour faire rappeler dans retendue de la section.

« Honorez-moi, je vous en supplie , de votre conseil, et vous obligerez celui qui est avec respect

« Votre très-humble et très-obéissant serviteur, u De La Roche. »

prendre de promptes mesures pour prévenir les désordres qui pourraient suivre cette démarche. »

« Il y a des lois contre les rassemblements, s'écrie François de Neufchâteau, c'est au pouvoir exécutif à les faire exécuter. — II est prudent, ajoute Vergniaud, avant de prendre des mesures quelconques, de connaître le compte que la municipalité doit rendre sur l'état actuel de Paris. » Cette motion dilatoire est adoptée, et la séance est suspendue*.

Comme on le voit par la communication de Dejoly à l'Assemblée, on était, pendant les premières heures de la nuit, assez rassuré au Château 2. Mais l'inquiétude ne

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