PARISIENNE
a Du 9 août i79t, l'an iv de la liberté.
(( Le commandaDt général ordonne au œmnQandant du bataillon de service à la Ville de dissiper la colonne d'attroupement qui marcherait pour se porter au Château, tant avec la garde nationale qu'avec la gendarmerie, soit à pied, soit à cheval, en l'attaquant par derrière.
« Le commandant général, « Mandat.
« Signé ne varietur au désir du procès-verbal de cejourd'hui 10 août 1792, à sept heures du matin.
« Cousin, président; Lemoine, secrétaire greffier adjoint.
« Pour copie conforme à l'original,
« Lemoine, secrétaire greffier adjoint *. »
La lecture de cette lettre soulève la plus vive indigna-
tait encore dans les papiers de la commune à la fin de thermidor an ii, car elle est mentionnée et parafée de nouveau dans un inventaire que l'on fit, à cette époque, des papiers de la commune de Paris.
4. Reaucoup d'historiens se sont élevés contre cet ordre et l'ont qualifié de traîtrise infâme. Tout homme de bon sens trouvera très-naturel que Ton attaque par devant, par derrière, de toutes les manières possibles, des colonnes d'insurgés, se dirigeant vers la demeure du représentant légal du pouvoir exécutif. Y avait- il ou n'y avait-il pas, le 10 août, révolte ouverte et à main armée? Voilà toute la question; la poser, c'est la résoudre.