‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inéditsChapitre 156 sur 267 · Voir sa déclaration imprimée par ordre de l'Assemblée · texte numérisé non relu

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plus. Il pense aux serviteurs qu'il vient de quitter et demande à Rœderer :

— « Que vont devenir toutes les personnes qui sont restées là-haut?

— (( Sire, elles sont en habit de couleur, à ce qu'il m'a paru ; celles qui ont des épées n'auront qu'à les quitter, vous suivre et sortir par le jardin.

— « C'est vrai*. »

Puis le roi, revenant sur une idée qu'il avait déjà émise, ajoute :

— u Mais il n'y ^ pourtant pas grand monde au Carrousel?

— « Sire, les faubourgs sont près d'arriver; toutes les sections sont armées, elles ont été réunies à la municipalité, et puis il n'y a ici ni un nombre d'hommes sufllsant, ni une volonté assez forte pour résister même au rassemblement actuel du Carrousel. Il y a là douze pièces de canon. »

Sans rien objecter de plus, Louis XVI suit Rœderer à travers le jardin.

Le procureur-général -syndic marche en tête des membres du département, puis vient le roi, ayant à ses côtés son ministre des affaires étrangères, Bigot de Sainte- Croix. La reine donne le bras à Dubouchage, ministre de la marine, et, de la main gauche, tient le prince royal. La gouvernante, M*"*^ de Tourzel, serre convulsivement l'autre main de l'enfant. Dejoly suit avec Madame Royale et Madame Elisabeth. Madame de Lamballe est

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