Mémoires de Barbaroux, p
2. Cette section tenait ses séances dans Téglise Saint-André-des- Arcs.
3. Barbaroux avait recommandé aux Marseillais de ne pas se mettre à la tête des colonnes parisiennes dans les déûlés des rues et surtout au.\ abords du Château , dont ils ne connaissaient pas les avenues. Quant à lui et à ses amis, Rebecqui et Pierre Baille, par des motifs de convenance singulièrement allégués dans un pareil moment, ils déclarèrent qu'ils étaient obligés de renoncer à l'honneur de conduire au feu leurs compatriotes, parce qu'ils étaient les représentants officiels de la ville de Blarseille et du département des Bouche&-du-Rliône. — (P. 66 et 67 dos Mémoires de Barbaroux.)
hauteur du Pont-Neuf. Le passage des ponts a lieu sans obstacle, comme celui de l'arcade Saint-Jean , grâce à la complète désorganisation du plan de défense préparé par Mandat*.
La première colonne d'insurgés qui paraît , vers huit heures , au Carrousel , est commandée par le greffier Westermann et l'architecte Lefranc^. Elle se dirige tout droit vers la porte de la cour royale.
Les cours intérieures étaient déjà fort dégarnies. Il
4 . Les abords des Tuileries furent rendus libres aux insurgés par la gendarmerie à cheval, qui abandonna précipitamment son poste de la salle du Louvre pour se retirer d'abord au Palais-Royal , et ensuite se dirigea vers la place Louis XV, où nous la retrouverons plus tard.
2. Il est assez interessant.de savoir quel fut le sort de ces deux chefs de l'insurrection. La biographie de l'un d'eux est assez connue; celle de l'autre l'est beaucoup moins.
Westermann, né à Molsheim (Alsace), en 1764, avait figuré, en 1788, dans des émeutes à Haguenau. Venu à Paris pour y chercher fonune, il se lia d'amitié avec Danton, devint un des admirateurs les plus enthousiastes de Pélion, fut, après le 40 août, nommé commissaire du nouveau pouvoir exécutif, puis adjudant général à l'armée des Ardennes (14 septembre 1792), et général de brigade, le 15 mai 1793. Suspendu de ses fonctions le 10 juillet suivant, réintégré et envoyé dans la Vendée, mis de nouveau en suspicion comme ami de Danton, arrêté et traduit avec lui au tribunal révolutionnaire, il fut guillotiné le 16 germinal, an ii (5 avril 1794), sous le n* 567 de la liste générale.
Lefrancnejoua qu'un rôle très-obscur pendant la tourmente révolutionnaire; mais, en 1796, il fut compromis dans la conspiration de Babœuf, puis, en 1 800, dans le complot de Ceracchi cx)ntre la vie du premier consul, et transporté, à la suite de l'affaire de la machine infernale, avec un certain nombre d'anciens septembriseurs, aux lies Séchelles, puis à l'île d'Aujouan. Le climat pestilentiel de ces lies fit périr au milieu des plus atroces douleurs la plus grande partie de ses compagnons;