Logogmphe, p
Il avait déposé l'état môme au comité de la section du Louvre.
des cours, l'hôtel du gouverneur du Château, neuf cents toises de baraques, de masures et de maisons ; déjà les flammes gagnaient le pavillon Marsan et celui de Flore, menaçaient d'envahir le quartier Saint-flonoré. La nouvelle commune n'avait pas répondu à l'appel qui lui avait été adressé; elle avait bien autre chose à faire qu'à empêcher la destruction « du palais du tyran. »
On revient donc avertir l'Assemblée des développements que prend l'incendie, et son président donne des ordres aux pompiers, tout en expédiant un nouvel avis à la municipalité et aux commissaires des sections*. Mais les pompiers ne tardent pas à annoncer qu'il leur est impossible d'agir : « On tire sur eux, on menace de les jeler dans le feu. » Des députés , qui avaient toute la faveur populaire, Merlin, Lecointre, Galon, se mêlent à la foule, lui représentent que les Tuileries sont une propriété nationale ; mais ils parlent en vain. Chabot, qui a visité le théâtre de l'incendie, rapporte qu'il est urgent d'en arrêter les progrès et propose de charger de ce soin le patriote Palloy, qui est, dit-il, « très-propre par son talent et son civisme à rendre des services 2. » Cette proposition est adoptée.
1. Procès- verbal oflSciel, p. 45. L'Assemblée ne savait à qui s'adresser et invoquait en même temps le secours de rancienne et de la nouvelle autorité municipale.
â. Palloy était un architecte que l'on voyait apparaître toutes les fois qu'il y avait des démolitions patriotiques à opérer; voici le rapport qu'il envoya le 4 4 août à l'Assemblée :
a Monsieur le président, « J'ai l'honneur de vous prévenir que les progrès du feu sontentiè-