‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inéditsChapitre 21 sur 267 · Journal des DébaU et Décrets, n* 289, p · texte numérisé non relu

Journal des DébaU et Décrets, n* 289, p

lieu de faire exécuter les lois, a eu la témérité de légaliser un forfait; vengeance contre les factieux, qui, au mépris de la constitution, ont sommé, le poignard à la main !••• »

— <( A bas, à bas! hurlent les tribunes; c'est faux, c'est faux! — Vous avez entendu les factieux qui s'avouaient les auteurs du 20 juin, dit Daverhoult. — On écoute les Parisiens toutes les fois qu'ils se présentent, ajoute Mayerne; il faut écouter les citoyens du Havre... — Ils ne sont pas du Havre, réplique Thuriot. Ils n'apportent sur leur adresse que des signatures mendiées. — Ce sont d'honorables négociants, répond Christinat, ceux mêmes qui ont approvisionné Paris en 1789, qui ont nourri ce même peuple des tribunes dont ils subissent les insultes aujourd'hui. »

Lasource et Lacroix dénoncent la pétition comme « tendant à faire croire que le peuple français n'est qu'un tas de brigands et qu'il est coupable d'un acte qui n'est que l'effet de l'égarement de quelques-uns. » Ils réclament le renvoi de la calomnie à la commission extraordinaire, le renvoi des calomniateurs hors du sein de l'Assemblée; mais, après deux épreuves successives,-il est décrété que les pétitionnaires jouiront des honneurs de la séance; ils vont s'asseoir au banc qui leur est désigné, applaudis par la droite, hués par les tribunes et par la gauche^.

Quelquefois la gauche, cherchant à changer le terrain

4 . Cette scène est racoatée par le Journal des Débats et Décrets, n° 284, p. 84 à 87 et par le Logographe, p. SdS-âde. Le Moniteur n'en dit pas un mot. Par ce seul exemple on peut juger de son impartialité et de son exactitude.

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