‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inéditsChapitre 65 sur 267 · Nuinéru du 28 juillet · texte numérisé non relu

Nuinéru du 28 juillet

discours, lit chorus avec les Annales, et le Moniteur^ s'accorda avec fe Patriote pour attribuer Témotion populaire aux bruits répandus sur les préparatifs militaires des Tuileries. « Les agitateurs, disait le iVom/ewr, ont encore une fois perdu leur temps et leur argent. » Mais les mensonges du journalisme ne suffisaient pas pour anéantir tous les soupçons, une démarche officielle était indispensable. Pétion, qui avait été initié aux projets des conspirateurs, qui avait été instruit heure par heure (il s'en vanta lui-même plus tard) de ce qui se passait au Soleil d'or, à Versailles , dans les faubourgs Saint- Antoine et Saint-Marceau, Pétion paya d'audace et, accompagné de son fidèle Manuel et d'une députalion de la municipalité, vint lire à la barre de l'Assemblée nationale un rapport qu'il avait écrit d'avance, « pour le cas oïl il n'aurait pas pu être admis *. »

(f Paris, le 27 juillet, M9î, an iv de la liberté.

« Monsieur le président,

« Je saisis mes premiers instants de liberté pour vous faire part des événements qui viennent d'avoir lieu.

u Hier, à minuit, je fus instruit d'un projet qui n'a pu être imaginé que par des ennemis de notre liberté et par des citoyens égarés. Il paraît que l'on avait conçu

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