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résultat. Le paiQ avait été jeté avant le repas des fédérés, et aucun de ceux-ci n'avait éprouvé le moindre mal. »
Lasource qui, la veille, avait été le [)remier à deniander vengeance de l'attentat inaaginaire, profita de Toccasion pour déclamer une fois de plus u contre ceux qui agitaient le peuple, et cherchaient à exciter un mouvement que la cour désirait depuis longtemps. » C'était, il faut en convenir, se retourner avec habileté. L'incident n'eut naturellement aucune suite^ et l'enquête ordonnée pour rechercher les auteurs de ces faux bruits fut sans résultat.
Tout était trouble, anarchie, confusion dans TAsseniblée, à Paris, dans la France entière. Des désordres graves éclataient de toutes parts. Le Poitou et les provinces environnantes s'agitaient sous la double menace de la proscription de leurs prêtres et de la récjuisition de leurs enfants. Dans les montagnes de la Lozère, Dussaillant, officier du régiment de Gambrésis, après s'être échappé de Perpignan, où il avait compromis dans une espèce d'échauffourée une grande partie des officiers de son régiment, s'était jeté dans le château de Bannes et avait convoqué les habitants des Cévennes pour former un camp à Jalès. Les gardes nationaux des départements environnants avaient, il est vrai, suffi pour dissiper ce commencement de guerre civile, mais les ferments exis-
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taient toujours, et l'incendie, un moment éteint, menaçait de se rallumer sur \ingi points différents.
En ce moment, parut le fameux manifeste du duc de Brunswick, Cet acte était intitulé :
« Déclaration de S. A. S. k duc rég fiant de Bruns- « wick-Lunebourg , commandant des armées combinées « de LL. MM. l'empereur et k roi de Prusse^ adressée « aux habitants de la France, )>
Si ce manifeste s'était borné à exposer les griefs que la Confédération germanique croyait avoir contre la France : les droits des princes en Alsace et en Lorraine méconnus, certaines possessions de l'empire menacées, les provinces belgiques envahies, il eût ressemblé à tous les manifestes de guerre. Mais le généralissime des armées royales et impériales s'arrogeait le droit d'intervenir dans les affaires intérieures de la France, et déterminait ainsi le but que se proposaient les rois coalisés : « Faire cesser l'anarchie en France, arrêter les attaques portées contre le trône et l'autel, rétablir le pouvoir légal, rendre au roi la sûreté et la liberté dont il était privé et le mettre en état d'exercer l'autorité légitime qui lui était due. » En conséquence, l'empereur et le roi de Prusse ordonnaient aux populations françaises de « retourner sans délai aux voies ds la raison et de la justice, de l'ordre et de la paix » ; et, par l'organe de leur général en chef, déclaraient : « 1* ne point faire la guerre pour conquérir ; 2** vouloir uniquement délivrer le roi, la reine et leurs parents captifs, et mettre sa majesté très-chrétienne à même de travailler à son gr^ au bonheur de ses sujeîs; S" assurer la protection d^s