De TrinUale, 7, 4, M
faut demeurer dans cette Église qui ayant été fondée par les apôtres, subsiste jusqu'à maintenant. Que si vous entendez dire que quelques-uns de ceux qui veulent passer pour chrétiens tirent leur nom de quelque autre que de Jésus-Christ..., sachez que ce n'est pas là l'Eglise de Dieu, mais des synagogues de l'Antéchrist ^ » Les conciles suivent le même usage. Témoin le concile de Gangres qui, après avoir condamné l'horreur des Eustatiens pour le mariage, ajouta : « Cela ne regarde point ceux qui, dans VEglise de Dieu, choisissent la sainte profession de la continence^ )). Témoin le concile de Laodicée qui défend à ceux qui vont dans VEglise^ d'aller faire leurs prières dans les cimetières ou chapelles appartenant aux hérétiques, ou de marier leurs enfants à des hérétiques ^. Témoin le concile de Constantinople dont le sixième canon est formulé en ces termes : « Nous appelons hérétiques ceux qui ont été autrefois retranchés de VEglise ou qui ont depuis été anathématisés par nous '* ».
Après avoir montré que le mot Eglise désigne chez les Pères une société fermée à l'hérésie et au schisme, Nicole prouve que la formule « Eglise catholique » a toujours été prise dans un sens exclusif de l'hérésie '^. C'est ce qui résulte des passages suivants de Tertullien, de Clément d'Alexandrie, des conciles de Nicée et de Sardique, de Célestin, de Pacien, de Cyrille de Jérusalem : « Il est constant que Marcion et Valentin ont d'abord professé dans l'Eglise de Rome la doctrine de la Catholique^ jusqu'à ce que leur curiosité inquiète les en fît chasser ^. Il n'est pas croyable que les apôtres aient instruit leurs disciples d'une doctrine différente de celle qu'ils enseignaient à la Catholique ^. — Les conciliabules des hérétiques sont postérieurs à l'Église catholique... 11 n'y a qu'une seule Église ancienne et catholique. Nous croyons une seule Église