‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 151 sur 371 · De VI ac ratlone primatus, 12. 2, p · texte numérisé non relu

De VI ac ratlone primatus, 12. 2, p

ment de l'Église. Il expliqua que le vrai fondement était la foi au Christ dont saint Pierre fut le prédicateur. Inutile de dire que les explications de Ballérini ne furent guère utilisées ' .

Deux mots en terminant sur quelques objections que les protestants soulevèrent contre l'interprétation catholique de la petra. Elles avaient pour point de départ les textes scripturaires suivants - : Personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, à savoir le Christ Jésus ; — Vous êtes édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes avec le Christ Jésus pour pierre angulaire ; — Le mur de la cité a douze fondements, sur lesquels sont inscrits les noms des douze apôtres. — Bellarmin donna à ces difficultés des solutions que les théologiens lui empruntèrent en les développant et en y introduisant parfois des modifications de détail^. Les voici sous la forme que leur a donnée saint François de Sales '• : « Avez-vous bien considéré les paroles de saint Paul. Il ne veut pas qu'on reconnaisse aucun fondement outre Notre-Seigneur. Ni saint Pierre, ni les autres apôtres ne sont pas fondement outre Notre-Seigneur, ains (mais) sous Notre-Seigneur. Leur doctrine n'est pas outre celle de leur maître, mais celle-là même de leur maître. Ainsi la suprême charge que tient saint Pierre en l'Eglise militante... n'est pas outre l'autorité de son maître. Elle n'en est qu'une excellente participation... Saint Pierre est fondement... par participation, fondement ministérial, non absolu... Secondement, je soutiens que ce n'est pas bien philosopher de dire : Tous les apôtres en général sont appelés fondements de l'Eglise : donc saint Pierre ne l'est que comme les autres. Au contraire, puisque Notre-Seigneur a dit, en différence et en terme particulier à saint Pierre ce qui est dit, puis après en général des autres, il faut conclure qu'il y a en saint

L Voir cependant Perronk, le Proteslanlisme et la règle de foi, tome 2, ch. 6, art. 3.

2. 7 Cor., 3. Il; Eph., 2. 20; Apoc, 2L 14. Voir Calvin, Institution delà religion chrélienne, IV. 0. 5, Lyon, 15G5, p. 511. « Comme si Jésus-Christ disait là (dans Maltk. IG.) autre chose de sainct Pierre (lu'iceluy-mesme et sainct Paul disent de tous les chrestiens... »

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