Saint Augustin, De Baptlsmo, 2, 1, M
9. Saint Augustin, serm. 79, 2 de l'appendice, U. 39. 1899, apocryphe.
10. Saint Augustin, Qiiaestiones ex vet. et nova Testamento, 75, M. 35. 2270 apocryphe donné comme tel par Bellarmin.
U. Saint Léon, serm. 4. 2, M. 54. 149.
ceux qui connaissent l'Evangile savent que le bienheureux Pierre, qui est le prince des apôtres, a reçu du Seigneur la charge de veiller sur toute l'Eglise *. »
En présentant ces témoignages, Bellarmin leur adjoignit, çà et là, quelques commentaires. Il souligna, par exemple, la formule « pontife des chrétiens » dont s'était servi Eusèbe; et, pour en faire comprendre l'importance, il nota que le père de l'histoire ecclésiastique restreignait le ressort des autres évéques à une ville déterminée; que, sous sa plume, l'apôtre saint Jacques était simplement « le premier évêque de Jérusalem », et saint Évode « le premier évêque d'Antioche ». Arrivé à l'extrait de la Lettre à Qiiintus, Bellarmin fit observer qu'en employant l'expression : (f il ne dit pas qu'il avait la primauté [nec... {>indica{>it sibi... ut diceret se primatiim hahere]^ saint Cyprien avait implicitement reconnu à saint Pierre le droit de revendiquer cette primauté. Il ajouta : « Si nos adversaires objectent que, dans la pensée de Cyprien, saint Pierre ne revendiqua pas la primauté parce qu'il ne l'avait pas, saint Augustin va leur répondre. » Et il cita le passage qu'on a lu où saint Augustin commente le texte du saint évêque de Carthage. Qu'allait faire Marc-Antoine pour ébranler le monument élevé par Bellarmin? Sa tactique ordinaire fut de restreindre la portée des témoignages qu'on lui mettait sous les yeux. « Le dernier des monarchistes, dit-il, Bellarmin a recueilli les dépositions d'un grand nombre de Pères, tant grecs que latins, qui semblent être favorables à la monarchie de Pierre. Je vais les rapporter moi-même... en commençant par les textes qui se bornent à attribuer à Pierre une primauté personnelle... - » Il examina, en effet, l'un après l'autre, les extraits cités par l'auteur des Contro{>erses, et presque toujours il déclara n'y trouver que l'attribution à saint Pierre d'une prééminence sans autorité. Lisait-il dans saint Basile que Pierre était audessus des autres apôtres, il s'écriait : « Nous reconnaissons nous-mêmes que Pierre a été supérieur aux apôtres en tant qu'il avait sur eux une priorité de vocation et d'âge. » Lui