Saint (InKdOiitK, cp. 5. 20, M
t. De republica ecclesiaslica, l. 10, t, 1, p. lOO,
ATTESTATIONS PATRISTIQUES. 213
montrait-on dans saint Cyrille les formules « prince et chef des apôtres », il répondait : « Oui, Pierre fut le prince et le chef, en ce sens qu'il fut élu avant les autres et qu'il eut la prééminence. » Lui rappelait-on les textes qui proclament saint Pierre pasteur de l'Eglise, il répliquait que les autres apôtres avaient été, tout comme leur doyen, pasteurs de l'Église universelle, et que le ministère pastoral, même considéré à son degré suprême, n'avait pas été le privilège exclusif de Pierre. Des observations analogues revinrent à chaque instant sous sa plume ; selon lui, les anciens docteurs avaient vu dans saint Pierre un doyen et rien de plus. Exception était faite pour le pape saint Léon, dont les tendances monarchistes étaient avouées. « En sa qualité d'évêque romain, dit Marc, Léon a payé son tribut à la faiblesse humaine et a cherché à rehausser sa dignité ^ . »
Pourtant l'archevêque renégat reconnu que l'extrait de saint Cyrille cité par saint Thomas et le sermon de saint Augustin faisaient du prince des apôtres autre chose qu'un doyen. Mais il se débarrassa de ces documents en leur déniant l'authenticité. Il déclara donc que le docteur angélique avait été induit en erreur par un faussaire et que sa citation de saint Cyrille était apocryphe '^. Il ajouta que saint Augustin avait volontiers présenté saint Pierre comme la tête et le chef du collège apostolique, mais qu'il n'aurait jamais consenti à l'appeler tête et chef de l'Eglise, et que le sermon où se trouvait cette formule ne pouvait être de l'évêque d'Hippone ^.
Dans sa réponse à Marc- Antoine % Becan commença par rappeler que la tradition avait conféré à saint Pierre les titres suivants : i^icarium Christi, caput Ecclesiae, capiit fidelium, pastorem gregis dominici, caput omnium apostolorum, prin-