‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 191 sur 371 · De antiqua Ecclesiae disciplina, diss. 4. 3, p · texte numérisé non relu

De antiqua Ecclesiae disciplina, diss. 4. 3, p

Ceux d'entre eux cependant qui tenaient à n'apporter que des témoignages acceptés par les adversaires, laissèrent celui-ci et se bornèrent à utiliser les mots : sed exordium ah unitate proficiscitiu'. Ce membre de phrase ne suffisait-il pas à contre-balancer le hoc erant utique? 11 est vrai, dit-on. saint Cy-prien a commencé par déclarer que tous les apôtres étaient égaux à Pierre ; mais il a immédiatement corrigé ce que cette assertion avait d'excessif en ajoutant : sed exordium ah unitate proficiscitur . Même si l'on rejette comme apocryphe le primatus Petro datur^ il reste acquis, du moins, que le saint docteur de (^arthage a écrit : « Le commencement part de l'unité. » Bellarmin, qui ne lisait sans doute pas dans son édition du De Unitate le primatus Petro datur^ puisqu'il ne le mentionne pas, prouva par Vexordium ah unitate que, dans la la pensée de saint Cyprien, Pierre était le fondement de l'Eglise, et que le hoc erant utique ne devait pas être pris à la lettre'. 11 ajouta, sous forme d'explication : « En proclamant que le début commence par l'unité, saint Cyprien n'a pas entendu établir simplement en faveur de Pierre une priorité chronologique ; il n'a pas voulu dire que cet apôtre avait été pendant quelque temps seul dépositaire du pouvoir, de manière à faire de lui le symbole de l'unité de l'Eglise; il a voulu enseigner que TEglise a eu Pierre pour fondement. » Mais, sans tenir compte de l'observation de l'auteur des Controverses, Marc s'efforça de prouver que l'évêque de Carthage avait présenté saint Pierre comme le symbole et non comme le fondement de l'unité. Selon lui, chercher une autre pensée sous la plume de saint Cyprien, c'était se heurter à la déclaration si claire du hoc erant et à toute la suite de son texte, où on lisait que Pépiscopat est possédé solidairement par tous les évêques -. Coeffeteau, tout en réservant le problème de l'épiscopat, répliqua que Marc prêtait à saint Cyprien la théorie absolument invraisemblable de l'Église une sans principe d'unité^. D'ail-

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