‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 198 sur 371 · SÉJOUR ET ÉPISCOPAT DE SAINT PIERRE A ROME · texte numérisé non relu

SÉJOUR ET ÉPISCOPAT DE SAINT PIERRE A ROME

nées chronologiques , on résolut sans peine toutes les difficultés. On posa en principe que saint Pierre était arrivé à Rome la seconde année du règne de Claude; quil y était resté sept ans ; mais que Tédit de Claude lavait obligé à quitter Tltalie en l'an 49: qu'il était alors retourné en Orient, et qu'il était revenu à Rome quelque temps avant son martyre, qui eut lieu en l'an 67. Dès lors, sa présence au concile de Jérusalem n'avait rien que de très explicable. Très explicable également était le silence observé par saint Paul dans ses épîtres. Comment aurait-il demandé aux Romains de saluer saint Pierre, ou comment aurait-il fait mention de cet apôtre dans les épîtres de la captivité, puisque saint Pierre était hors de Rome? Tout au plus pouvait-on s'étonner du silence de saint Luc. Mais ce silence lui-même s'expliquait parfaitement puisque les Actes n'avaient pas pour but de raconter l'histoire du prince des apôtres. Telles furent les solutions de Panvinius et de Rellarmin.

Mais, à cette époque, il ne suffisait pas d'avoir prouvé la venue ou même la mort de saint Pierre à Rome pour avoir cause gagnée. C'est qu'en effet, ceux des adversaires de l'Église qui admettaient le séjour du prince des apôtres dans la c(ipitale du monde se rabattaient sur un autre point et soulevaient ailleurs des difficultés. Selon Calvin', saint Pierre était mort à Rome, mais il avait séjourné trop peu de temps dans cette ville pour en être l'évêque. Et Marc- Antoine 2, qui adopta cette doctrine, fit observer que saint Paul avait prêché la foi aux Romains avant saint Pierre et qu'il avait droit, plus que saint Pierre, au titre d'évêque de Rome. Rellarmin^ se vit donc obligé de consacrer une thèse spéciale à l'épiscopat de saint Pierre à Rome. Becan '' et Coeffeteau '•", en même temps qu'ils refirent la thèse de Rellarmin, comparèrent

1. Institution de la religion chrétienne, 4. G, 15. Les Centuriateurs, 2. 10, p. 561, attaquent même le fait de la venue à Rome.

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