Ep. ad Oplatum^ 190. 1, .Al
240 LA PRIMAUTK DE l'ÉvÈqUE DE ROME.
Prosper ', Victor de Vite-, saint Vincent de Lérins^, Cassiodore '', Bède •% saint Anselme '', l'empereur Valentinien ", Hugues de Saint-Victor ^ présentent l'Eglise romaine comme la tête des autres églises et le pape comme le père de l'Eglise universelle. Et saint Bernard^ tient à Eugène III le langage suivant : « Qui es-tu? Tu es le grand prêtre, le pontife souverain, le prince des évèques, l'héritier des apôtres... Tu es celui à qui les clefs ont été remises, à qui les brebis ont été confiées. Il y a d'autres portiers du ciel, d'autres pasteurs pour les brebis. Mais tu es au-dessus d'eux, autant par tes fonctions que par ton nom. Eux, ils n'ont que le troupeau qui leur est assigné, chacun a le sien. Toi, tu as tous les troupeaux, tu es seul pasteur du troupeau universel... »
Après avoir fait entendre la voix des conciles, des pontifes romains et des Pères, Bellarmin nous met sous les yeux les actes des évêques de Rome. Et d'abord il rappelle le rôle que les papes ont joué dans les élections, les dépositions et les rétablissements d'évêques. C'est sa quatrième preuve de la primauté. Les papes ont institué des évêques : témoin ce texte de saint Léon dans une lettre à l'empereur Marcien, au sujet d'Anatole de Constantinople : « C'est assez que, grâce au secours que vous lui avez donné et à l'assentiment que j'ai accordé, il ait obtenu le siège épiscopal d'une si grande ville^**» ; témoin cet autre texte de saint Grégoire : «i L'évêque de Salone a été ordonné évêque à mon insu et à l'insu de mon représentant :