‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 223 sur 371 · De romano ponti/lce · texte numérisé non relu

De romano ponti/lce

larmin se borne à accoler à ces titres les noms de leurs parrains. Néanmoins il s'arrête sur quelques-uns pour fournir des renseignements qui lui semblent nécessaires. 11 explique, par exemple, que le titre de pape est fréquemment appliqué à d'autres évêques, mais que les évêques de Rome, qui l'ont reçu de tous les côtés, ne l'ont donné à personne, et que seuls, ils ont été constamment appelés papes, au point que ce terme est devenu leur propriété \ Il reconnaît aussi que les églises fondées par les apôtres ont maintes fois été désignées sous le nom de sièges apostoliques '^ ; mais il ajoute que cette formule, employée sans autre détermination, a toujours servi à désigner Rome, comme le prouve cette phrase de saint Augustin : « Les procès-verbaux des conciles de Carthage et de Milève ont été envoyés au siège apostolique ^ » , Enfin il prouve que le titre d'archevêque universel fut donné à saint Léon par plusieurs membres du concile de Chalcédoine ''; qu'il n'a rien d'inacceptable si on l'emploie, non pour dénier aux autres évêques la possession de l'épiscopat, mais simplement pour désigner la juridiction universelle du pape ; et que saint Grégoire le répudia comme une impiété, uniquement parce que Jean le Jeûneur se l'arrogeait pour faire croire qu'il était seul évêque dans l'Eglise ^.

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