‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 271 sur 371 · Defensio, 7. il · texte numérisé non relu

Defensio, 7. il

OBJECTIONS CONTRE l'iNFAILLIBILITÉ. 311

Jérusalem, Sophronius, ravaitégalement consulté... Sans doute, il ne dit pas qu'avant d'écrire ses lettres, il a rassemblé un synode. Mais ni la lettre de Célestin à Cyrille, ni la lettre de Léon à Flavien, ni les lettres d'Innocent aux conciles d'Afrique ne font mention de synodes qui les auraient précédées... Pourtant ces pièces sont considérées comme de vrais décrets du siège apostolique. Objectera- t-on qu'il ne lance aucun anathème? Mais ni le concile apostolique de Jérusalem, ni la lettre à Sophronius... ni beaucoup d'autres écrits ne contiennent d'anathèmes... Pour se tromper, il n'est pas nécessaire de condamner la vérité, il suffît d'approuver l'erreur. Et c'est ce qu'a fait*Honorius... Qu'on ne dise pas ' que le pape a recommandé de s'abstenir de telle ou telle expression, en attendant un examen plus approfondi... Il ne s'est pas contenté de dire que la question était obscure, il a traité d'invention nouvelle la vraie foi, tout comme le dogme hérétique... 11 a erré en disant que l'expression de « deux opérations » était une invention nouvelle... Bien plus, ce qu'il traite d'ineptie, ce n'est pas seulement de dire qu'il y a deux opérations, c'est aussi de le penser. Non content de proscrire le mot, il proscrit la chose elle-même... D'ailleurs, où est l'obscurité qui demande de surseoir à la question des deux opérations du Christ ? A ce compte, saint Léon aurait pu refuser de se prononcer sur le problème des natures du Sauveur ; il aurait pu le traiter d'ineptie... Les pontifes romains^ qui succédèrent à Honorius épargnèrent son nom. Jean IV, son troisième successeur, le défendit comme il put. . . Agathon atténua le plus possible le silence demandé par Honorius, sans cependant le défendre ouvertement... Mais le sixième concile, témoin des ravages que les lettres d'Honorius avaient faits en Orient... se décida à parler... Dans sa treizième session, il se prononça sur leur compte. Il déclara que, tout comme les lettres de Sergius, de Pyrrhus et des autres, « elles étaient contraires aux dogmes apostoliques et aux définitions des saints conciles ainsi que de tous les Pères autorisés, et qu'elles suivaient les fausses doctrines des

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