‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 305 sur 371 · THÈSE DE BARONIUS · texte numérisé non relu

THÈSE DE BARONIUS

Avant Thomassin, de Marca ^ avait expliqué de même que la prétendue confirmation donnée par le pape aux patriarches était un simple témoignage de communion et d'acquiescement à l'élection qui lui était notifiée. Et pour restreindre plus efficacement la portée de la formule « confirmation » que l'on rencontrait çà et là dans les réponses des souverains pontifes, il s'était référé à un texte de saint Cyprien^ disant que l'élection du pape Corneille avait été « confirmée » par le consentement de l'épiscopat. Bref, il était convenu dans l'école gallicane ^ que le pape notifiait son élection aux patriarches et aux primats, qui déclaraient par écrit la reconnaître; que les patriarches et les primats adressaient la même notification aux papes, qui répondaient par des lettres d'acquiescement; mais que cet échange de lettres était uniquement destiné à maintenir l'union des différentes églises et n'impliquait ni une demande ni une concession de pouvoirs spirituels.

Les théologiens dévoués au saint-siège protestèrent contre cette interprétation de l'histoire et déclarèrent qu'elle ne rendait pas compte des faits. Ils lui opposèrent de nombreuses objections qui ne sauraient toutes être rapportées ici et parmi lesquelles on est réduit à faire un choix.

L'une des plus importantes fut fournie par la démarche de l'empereur Théodose auprès du pape saint Léon, pour obtenir de lui qu'il ratifiât l'élection d'Anatolius sur le siège de Constantinople. « Théodose, dit Baronius '*, ne poussa pas l'impiété jusqu'au point de mépriser l'autorité de l'Eglise romaine. Sachant qu'elle était la tête des églises, il n'osa accepter Anatole, nommé par Dioscore à la place de FJavien, qu'après avoir obtenu fassentiment du pontife romain. 11 écrivit donc à saint Léon pour lui demander son secours. Mais le pape répondit qu'il n'accepterait la communion d'Anatole et n'approuverait

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