‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 310 sur 371 · Sess. 10, can · texte numérisé non relu

Sess. 10, can

souverain pontife. Charlemagne renonça à son projet et Léon III se justifia par serment.

Le concile de Latran, réuni sous Alexandre III, déclara que le pontife romain devait être choisi avec plus de soin que les autres évêques et la raison qu'il donna, c'est que : « Dans l'Eglise romaine, il n'y a pas de recours à un supérieur ' ». De même, au concile de Constance, le pape Martin V lança, avec l'approbation du concile, une bulle qui prescrivait de demander aux suspects « s'ils croyaient que le pontife romain a le pouvoir suprême dans l'Eglise de Dieu ». Enfin le dernier concile de Latran, tenu sous Léon X ^, a nettement enseigné que le pape est au-dessus de tous les conciles et il a réprouvé le décret contraire promulgué à Bàle... Or il est difficile de dénier à ce concile le titre de concile général. Sans doute les évêques qui y prirent part étaient très peu nombreux, puisqu'ils n'atteignirent jamais au chiffre de cent; mais tous étaient convoqués et le souverain pontife y présidait. Il importe peu, du reste, que ce concile n'ait pas été accepté par tous, attendu que les décrets des conciles n'ont pas besoin de l'acceptation du peuple, puisque ce n'est pas du peuple qu'ils tiennent leur autorité.

Aux déclarations des conciles se joignent celles des papes. Léon*^ dit dans sa Lettre à Aiiastase : «... Les évêques établis dans les grandes villes ont des pouvoirs plus étendus et, par leur intermédiaire, le siège de Pierre étend ses soins sur l'Eglise universelle... » Gélase ', dans sa Lettre aux é\fêques de Dardante, dit : « Toute l'I^lglise sait que le saint-siège de Rome a droit de juger de tous et que personne n"a droit de reviser son jugement. » Nicolas I, dans sa Lettre à Michel'^ s'exprime ainsi : « Il est clair que personne ne peut reviser le jugement du siège apostolique qui possède la plus grande autorité. » Grégoire écrit, dans sa Lettre à Théoctiste^' : « Quand

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