‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 312 sur 371 · Ep. 13, M · texte numérisé non relu

Ep. 13, M

ces derniers, c'est ce que prouvent les actes des quatre premiers conciles et du sixième. Que les papes aient rejeté parfois des conciles,... c'est ce qui résulte d'une lettre de Basile à Athanase, pour lui dire de prier l'évêque de Rome d'envoyer des délégués en Grèce, afin d'annuler en son nom le concile de Rimini. Du reste, Damase a condamné ce concile dans sa Lettre aux éi>êqiies dlllyrie... »

Quand Bellarmin eut achevé sa démonstration, il passa aux objections et se mit en devoir de les renverser. Une ou deux de ces objections avaient leur source dans le raisonnement théologique. Mais presque toutes sortaient du domaine de l'histoire. C'était le concile de Sinuesse qui avait condamné et déposé le pape Marcellin'. C'était l'évêque d'Arles qui avait jugé l'affaire donatiste déjà jugée par un concile romain tenu sous la présidence du pape Melchiade ^. C'était saint Augustin '^ qui, après avoir mentionné le concile présidé à Rome par Melchiade, avait ajouté à l'adresse des donatistes : « Supposons que les évêques qui jugèrent à Rome ne furent pas de bons juges, restait le concile plénier de lEglise universelle, où la cause eût pu être instruite à nouveau... » Et enfin, pour ne pas parler de la Lettre à Flavien dont il a été question plus haut, c'était le concile de Constance, qui s'était présenté comme tenant immédiatement du Christ une autorité à laquelle toute dignité même papale devait céder.

Bellarmin examina chacune de ces diflicultés à part et la résolut. Il répondit que le pape Marcellin était accusé d'un péché "d'infidélité, et que l'Eglise a le droit de constater cette faute chez un pape pour déclarer ensuite que le coupable est hors de son sein. Il ajouta, du reste, que Marcellin se condamna lui-même le premier, en abdiquant le souverain pontificat, attendu que les évêques lui crièrent itérativement : u Le premier siège ne sera jugé par personne. Toi qui es le coupable, tu es aussi le juge : nous ne te jugerons pas '. » Quant à

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