Defcnsio, 5. ^S
congrégations particulières. S'il avait eu une autre pensée, il aurait détourné l'expression conciliariter de son seul sens usuel, et cette hypothèse est absolument invraisemblable. Or le décret relatif à la supériorité du concile sur le pape a été arrêté dans deux sessions générales. 11 est donc du nombre de ceux que Martin V a approuvés. D'autres disent que ce pape a réservé son approbation aux décisions prises postérieurement à la réunion des trois obédiences, et qu'il a destiné le mot conciliariter à exprimer cette intention. Ils oublient que les décrets portés contre Wiclef, Iluss et Jean Petit sont antérieurs à la réunion des obédiences ' .
La controverse gallicane se poursuivit jusqu'au concile du Vatican. La Luzerne et Maret ^ prirent en mains la cause des conciles. Orsi ^, Ballérini '' et Muzzarelli -^ défendirent les droits du saint-siège. Mais, de part et d'autre, on se borna à reproduire les arguments que nous venons de lire. On peut dire que la question des rapports du pape et des conciles en est restée au point où l'avaient amenée, d'une part, Bellarmin, d'autre part, Noël Alexandre et Bossuet. Exceptons pourtant le problème relatif au canon de Florence. Quand on apprit que le concile du Vatican aurait pour mission de proclamer la suprématie absolue du pape, Doellinger étudia à nouveau le célèbre texte en mettant à profit les renseignements fournis par Launoi et il arriva aux conclusions suivantes ^ : Au concile de Florence, les Grecs acceptèrent une formule qui attribuait la primauté au pape « dans la mesure indiquée par les actes des conciles œcuméniques aussi bien que par les canons i). Comme ils ne connaissaient d'autres canons que ceux des sept premiers conciles qui se bornaient à donner au pape un droit de préséance sur les autres patriarches, ils crurent que la formule signée par eux présentait simplement le pape comme