De romani pontificis auctoritate, lib
l. De potestale ecclesiasdca summorum ponlificum et conciliorvm clans le Cursus de Migne, 3. 1267.
5. De auctoritate romani pontificis in conciliis generalibus; Gand, sans date, 2 vol.
, 6. La Papauté, trad. U\ Paris, 1901, ]>. 130.
le premier des patriarches. Les Latins au contraire, dontlesprit était rempli des Fausses Décrétales, avaient en vue les documents apocryphes de cette collection où la supériorité du pape sur les conciles était attestée. Grecs et Latins mettaient donc des idées différentes sous la même formule. Car la formule était primitivement une. ou plus exactement, à l'expression grecque xa6' ô'v xpoTrov correspondait Texpression latine giiemadmodum et, qui donnait exactement le même sens. Il en fut ainsi jusqu'à l'édition romaine d'Abraham de Crète où quemadmodum et fut remplacé par quemadmodum etiam. Grâce à cette transformation de et en etiam, les anciens conciles et canons reçurent une nouvelle mission. Tandis que primitivement ils intervenaient dans le décret pour préciser la mesure et la limite de la primauté pontificale, ils ne furent plus destinés qu'à confirmer l'existence de la primauté. Le concile avait dit : Le pontife romain possède la primauté dans les limites, tracées par les anciens canons. On lui fit dire : Le pontife romain possède la primauté, ainsi que l'attestent les anciens canons. L'hypothèse d'une substitution de etiam à et s'autorisait du secrétaire d'Eugène IV, Flavio Biondo, de Viger, de Fischer, d'Eckius et de Pighi qui, dans leurs écrits, ont rapporté le décret avec la formule quemadmodum et. En revanche, elle avait contre elle les exemplaires mêmes du décret dans lesquels on lit quemadmodum etiam. Doellinger, qui n'ignorait pas cet état de choses, affirma qu'aucun des exemplaires actuels n'est original, que tous sont des copies et des copies altérées. C'est ici qu'on lui livra bataille. Cecconi déclara qu'un des originaux existait encore à Florence, ainsi que cinq autres exemplaires authentiques ' . La Cwilta cattolica^ de son côté, signala à la Bibliothèque vaticane la présence d'un autre exemplaire original ^. On expliqua en même temps que la formule quemadmodum et, employée par le secrétaire d'Eugène IV et quelques vieux auteurs, était, dans leur pensée, une simple abréviation de quemadmodum etiam. Doellinger fut généralement considéré comme vaincu.