Saint Bernard, De consideraiione. 4, caj). 3, n
10. De romano ponti/ice,b. 7 : « Ubi ctiaiu iiotanduni ((uod qiuim haero-
Mais l'indépendance des rois était comme le dogme fondamental de l'école gallicane. Elle était inscrite en tète de la Déclaration de 1682 et appuyée sur les textes scripturaires suivants : Regnum meum non est de hoc mitndo. — Reddite ergo quae sunt Caesaris Caesari et quae sunt Dei Deo. — Oinnis anima potestatihus suhlimiorihus sabdita sit : non est enim potestas nisi a Deo : quae aiitem sunt a Deo ordinatae sunt. Itaque qui potestati i^esistit, Dei ordinationi resistit ^ Aussi la thèse du pouvoir indirect fut rejetée par le clergé de France. Dupin'-^ et Bossuet ^ la réfutèrent. Il n'est que juste de constater que l'auteur de la Defensio a fait de notables emprunts à Dupin. C'est lui néanmoins qu'il nous faut entendre.
Après avoir rappelé les maximes de l'Ecrilure qu'on vient de lire '', Bossuet discute les objections des adversaires. On allègue le soulèvement des Juifs contre Antioclius Épiphane. Cet argument est vain. Et Bellarmin s'en est sans doute rendu compte, car il ne l'a pas utilisé. Matathias, en effet, l'auteur du soulèvement, n'était pas grand prêtre. Il n'avait donc pas le prétendu pouvoir que les adversaires mettent en avant. D'ailleurs, ce n'est pas au nom du pouvoir sacerdotal qu'il a agi, il
tici reprehendunt Bonifacii Exlravaganlem ut erroiieam, arrogantcm, tyrannicam — sic enim de eapassim loquuntur— monendi sunt ut cogitent eadem esse Bernardi verba in libris De consideratione. »