Cor
3. Docirina cfirisdana, 2. 8; ^I. 31. 39 : « Xiliil (Miim fero do illis ôbscui'itatibus oruilur t|uo(l non pianissimo dictum alibi i-oporiatur. »
4. De Lazaro, lioni. 3. 3; .AI. 48. 1091; In II Thei^sal., Iiom. 3. 4; M. 02.
OBSCURITÉ DE l'ÉCRITURE. 43
septième siècle par Sérarius ' et Bonfrère ^, et nous la retrouvons ensuite chez tous les controversistes. Elle n'a reçu, depuis plus de trois siècles, aucun développement important. Ou plutôt on Ta souvent étendue, mais par un simple procédé de transposition, en y introduisant des discussions exégétiques que Bellarmin avait placées ailleurs et que nous rencontrerons bientôt. On a vu que Melchior Cano avait signalé l'impossibilité de dresser le canon des livres inspirés à l'aide de l'Écriture. Le problème du canon fut le plus souvent négligé, ou du moins étudié à un point de vue que nous aurons à exposer ailleurs. Cependant, vers lafm du dix-huitième siècle, les protestants qui, jusqu'alors, avaient construit leur canon à l'aide d'une lumière subjective et aussi avec le secours de la tradition historique, demandèrent un appui à l'Écriture. Ils expliquèrent que le Sauveur et les apôtres avaient confirmé et approuvé le canon judaïque, soit en attribuant au Saint-Esprit des passages de l'Ancien Testament, soit en donnant le nom d' « Écriture » à l'ensemble des livres compris dans le canon des juifs. Ils citèrent surtout, à ce propos, le texte de saint Paul : Omnis scriptura dwinitus inspirata. Ils ajoutèrent que le Christ, qui avait promis le secours du Saint-Esprit à ses apôtres quand ils enseigneraient sa religion, avait dû a fortiori leur procurer ce secours quand ils consigneraient ses enseignements par écrit, et, par conséquent, que tous les livres d'origine apostolique devaient être considérés — de par l'autorité de l'Évangile — comme inspirés. A l'appui de leur assertion, ils apportèrent le texte de saint Pierre rangeant les épîtres de saint Paul parmi les Écritures, et, les assimilant ainsi aux livres de l'Ancien Testament. Perrone répondit que le Christ et les apôtres avaient bien, il est vrai, approuvé le canon judaïque, mais sans nous le faire connaître, et qu'e^bstraction faite de l'autorité de l'Eglise, on était réduit, pour fixer le catalogue des livres canoniques de l'Ancien Testament, aux renseignements peu sûrs, et en tout cas discutables, de Josèphe et du Talmud. Quant au Nouveau Testament, il fît observer que la promesse du