‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 91 sur 371 · LE SALUT · texte numérisé non relu

LE SALUT

Dans la guerre qu'ils firent au dogme catholique, les chefs du protestantisme, voulant rester les disciples et les ouvriers du Christ, étaient logiquement amenés à séparer l'Eglise romaine de l'Eglise que l'évangile de saint Matthieu et surtout les épîtres de saint Paul leur présentaient comme l'œuvre du Sauveur. Ils s'efforcèrent donc de prouver que la véritable Eglise avait son centre, non à Rome, mais dans le Christ et que, pour lui appartenir, il ne s'agissait pas d'être soumis aux évéques de l'Église romaine, mais d'être juste ou prédestiné. Pour donner à leur théorie une base scripturaire, ils firent appel à divers textes du Sauveur et du Nouveau Testament, notamment à l'endroit du Cantique qui parle d'un « jardin fermé », d'une « source scellée », d'un « puits d'eau vive » ; au langage de saint Paul qui déclare que le Christ a voulu faire l'Eglise « glorieuse, sans tache ni ride, mais sainte et immaculée » ; aux passages de saint Jean où Notre-Seigneur parle de sa bergerie et des brebis qui la peuplent '. Composée

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