‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 101 sur 547 · PROUVÉE PAR SAINT ATIIAXASE · texte numérisé non relu

PROUVÉE PAR SAINT ATIIAXASE

doniens de saint Grégoire de Nysse V et le vaste traité Contre Eunomius du même docteur ^ (vers 381). On voit donc que le dogme catholique ne manqua pas de défenseurs. Toutefois, Grégoire de Nazianze se préoccupa, à peu près exclusivement, de répondre aux objections rationnelles des adversaires, et tel fut aussi l'objectif de Grégoire de Nysse qui, du reste, ne livra bataille qu'incidemment aux pneumatomaques dans sa réfutation d' Eunomius. Saint Ambroise composa son De Spirita Sancto à l'aide de Didyme, comme saint Jérôme l'a malicieusement remarqué ^, et aussi à l'aide de saint Basile '*. Restent donc Tévèque de Césarée, l'évéque de Salamine et le professeur d'Alexandrie. Tous trois ont longuement défendu la divinité de la troisième personne de la Trinité et ont demandé des armes à l'Ecriture. Et pourtant, quand on a retranché du De Spiritu Sancto de saint Basile les discussions philologiques destinées à légitimer telle ou telle particule en usage dans TÉglise; quand on a retranché des livres de Didyme les amplifications verbeuses et un peu confuses qui y abondent, qu'y trouve-t-on qu'on n'ait déjà rencontré dans les Lettres à Sèrapion? k peine deux ou trois textes dans Didyme, probablement pas un seul dans saint Basile. Et saint Épiphane ne peut, lui non plus, être considéré à aucun titre comme un initiateur. Atlianase, qui a créé la théologie scripturaire du Saint-Esprit, lui a aussi donné à peu près toute sa perfection. Les docteurs qui vinrent après luise bornèrent, en somme, à refaire la démonstration biblique qu'il avait établie. Peut-être même saint Grégoire de Nazianze croyait-il l'œuvre de l'évéque d'Alexandrie susceptible d'un travail de simplification quand il disait : « L'Ancien Testament parlait nettement du Père, mais ne mentionnait le Fils qu'en termes vagues. Le Nouveau nous a clairement révélé le Fils, mais il n'enseigne qu'obscurément la divinité du Saint-Esprit.

3. Praefatio ad Paulinianum, M. 23. 103 : « Malui alicni operis interpros existerequam, ut quidam faciunt, informis cornicula, alienis me coloribus adornare. Legi cujusdam libcllos de Spiritu sancto, et juxta comici senlentiam, ex grœcis bonis vidi latina non bona. » Voir Tille.mont, 10. 125.

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