Voir Baromus, Annales, ad ann
70 THÉOLOGIE scripïuraire; la divinité du saint-esprit.
C'est maintenant que l'Esprit habite avec nous, et qu'il se fait connaître ouvertement à nous. Il n'était pas prudent de mettre en lumière la divinité du Fils, alors que la divinité du Père n'était pas encore acceptée. Il n'était pas prudent non plus de charoer l'esprit humain de la divinité du Saint-Esprit, quand l'origine divine du Fils était ignorée '. »
En 381,1a doctrine pneumatomaque fut condamnée par le concile de Constantinople, et, peu après, elle fut proscrite par Tempereur Théodose. Ses partisans se firent de plus en plus rares : au commencement du cinquième siècle, ils avaient à peu près disparu de l'empire romain. Aussi, quand il écrivit le De Ti'initate, saint Augustin ne crut pas nécessaire d'exposer les preuves de la divinité du Saint-Esprit, et il se borna à rappeler que d'autres avaient fait ce travail avant lui -. Cependant, vers la fm du même siècle, une circonstance particulière ramena l'attention sur la troisième personne de la Trinité. Les Wisigoths, on le sait, réussirent alors à se rendre maîtres de la Gaule méridionale et centrale. Or ces barbares étaient ariens, et, comme tels, ils n'admettaient qu'une seule personne divine. Il importait donc d'affermir les populations catholiques dans leur foi séculaire. Saint Avite de Vienne et Fauste de Riez prirent la plume, et établirent les preuves scripturaires de la divinité du Saint-Esprit. Mais le livre de Fauste ne fait que reproduire les textes que nous avons déjà rencontrés ^. Et, sans aucun doute, il devait en être de même du livre d'Avite dont il nous reste à peine quelques fragments. Dans quelques siècles, la formule des rapports que le Saint- Esprit soutient avec le Père et le Fils provoquera des débats retentissants. Al'époque où nous sommes, ce problème ne passionne pas encore les esprits, mais il a néanmoins déjà donné lieu à des recherches scripturaires. Saint Augustin rapprocha